La presse américaine a encore les yeux braqués sur la situation politique en Tunisie et les péripéties qui y sont associées depuis le 25 juillet 2021. Ses commentaires sont égrenés sur la même tonalité comme celle adoptée par le «Globe Post» qui s’offusque que « le président Kais Saied démantèle la démocratie tunisienne pièce par pièce sous les yeux du monde entier ». La Tunisie, présentée comme la seule démocratie réussie à émerger du printemps arabe, est en train de perdre son emprise sur la responsabilité institutionnelle, les droits politiques et les libertés civiles fondamentales, ajoute le journal dans une remarquable constance .
Le 25 juillet 2021, rappelle-t-il, le chef de l’Etat tunisien a limogé le chef du gouvernement et suspendu le parlement, « soi-disant pour une durée limitée », avant de « prolonger la suspension à deux reprises, au point que le pays restera privé d’un corps législatif fonctionnel jusqu’aux nouvelles élections du 17 décembre 2022 ».
Les États-Unis et l’Union européenne ont tous deux exprimé l’espoir que ces élections seront libres et équitables, mais « cet espoir est douloureusement malencontreux ».
Le glissement de la Tunisie vers l’autoritarisme !
Début février, Saied a gelé le Conseil supérieur de la magistrature et dépêché les militaires à ses portes. Depuis, il a modifié sa position à deux reprises : d’abord, il a déclaré qu’il allait réformer le conseil, puis il a établi un nouveau conseil sous son propre contrôle, poursuit le Globe Post pour « affirmer sans risque de se tromper que le président Saied va achever le glissement de la Tunisie vers l’autoritarisme », et appeler « les États-Unis et la communauté internationale à agir et à faire pression pour que la Tunisie retrouve la démocratie ».
Deux vérités sont devenues tout à fait claires depuis que Saied a limogé le parlement, souligne-t-il . Premièrement, le président n’a pas la moindre intention de réformer la démocratie tunisienne. Deuxièmement, Saied ne sait pas comment procéder. Bien qu’il ait insisté sur le fait que la Tunisie, en tant que nation souveraine, n’a pas besoin de l’approbation des autres pays, il a renoncé à dissoudre le conseil judiciaire et a adopté une position réformatrice après que les nations occidentales ont critiqué cette décision. Tout aussi rapidement, il a de nouveau rétropédalé pour s’octroyer un pouvoir excessif sur le système judiciaire.
Les États-Unis doivent agir
Les États-Unis auraient dû critiquer Saied plus tôt. Il est temps de faire pression sur lui. Washington devrait prendre trois mesures immédiates, indique le Globe Post.
Tout d’abord, énumère-t-il, les Etats-Unis devraient user de leur influence au Fonds monétaire international pour conditionner strictement tout prêt à la Tunisie. Saied a hésité à demander des fonds au FMI, mais il s’est récemment penché sur la question. En tant que plus gros contributeur et détenteur du plus grand nombre d DTS avec droit de vote au FMI, les Etats-Unis devraient faire comprendre clairement que Saied doit revenir à la démocratie, affirme le journal.
Deuxièmement, les Etats-Unis devraient conditionner l’aide étrangère bilatérale. Ils ont fourni à la Tunisie une aide de 280 millions de dollars en 2020, dont 115 millions étaient consacrés à la paix et à la sécurité, 78 millions à la démocratie, aux droits de l’homme et à la gouvernance, et 50 millions au développement économique. La suppression de l’aide américaine fera en sorte que la pression sur Saied augmente, espère le Globe Post.
Enfin,Washington devrait travailler de concert avec ses principaux alliés européens. La France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne sont les cinq principaux partenaires commerciaux des exportations tunisiennes. Une action multilatérale signalera à Saied que la communauté internationale, et pas seulement les États-Unis, attend le rétablissement rapide du parlement et d’un organe judiciaire indépendant.
Rétablir une démocratie fonctionnelle !
La voix des États-Unis est forte et le sera encore plus si l’action est coordonnée avec ses alliés. L’UE a tout intérêt à ce que la Tunisie soit stable, compte tenu de sa proximité géographique et de ses liens profonds avec la France. Si les États-Unis et l’UE travaillent ensemble, Saied n’aura d’autre choix que de prêter attention et de restaurer une démocratie qui fonctionne, souligne la même source.
Aucun puzzle démocratique n’est complet sans responsabilité. En l’absence d’un corps législatif, d’un système judiciaire indépendant ou d’une presse véritablement libre en Tunisie, il incombe à la communauté internationale de demander des comptes à Saied.
Maintenant, alors qu’il reconnaît encore la nécessité d’une aide internationale pour mettre fin à la crise économique, il est temps d’imposer des coûts tangibles à son gouvernement et de s’assurer que toutes les pièces de la démocratie tunisienne seront à nouveau assemblées, con,clut le Globe Post.









L’analyse politique du journal américain Le Glob- Post est complètement erronée, c’est un journal qui défend les intérêts des islamistes, d’ailleurs la feuille de route du Président KS est bien connue . Décembre prochain, les élections anticipées auront lieu après avoir nettoyé le pays de la corruption, des criminels, des terroristes et de l’injustice. Par ailleurs, la Tunisie est une nation indépendante, elle ne reçoit pas de leçons de ceux qui sont incapables d’instaurer chez eux la vraie démocratie. toute ingérence en Tunisie est une ligne rouge. Nous sommes un pays respectable qui respecte les autres pays dans la gestion de leurs affaires.