La grande différence des prix de nombreuses denrées alimentaires de base entre la Tunisie et certains pays voisins, » fait saliver » les contrebandiers et les spéculateurs de tout acabit , et ceci n’est pas allé sans faire disparaître beaucoup d’entre elles du marché, selon ce qui a été confirmé par le directeur général de la concurrence et des études économiques au ministère du Commerce, Houssam Touiti.
Ila affirmé que le gouvernement se penchera, au cours de l’année 2022, sur l’élaboration d’un projet de réforme du système de compensation , moyennant la mise en œuvre, dès le début de l’année prochaine, des procédures et dispositions requises , une fois obtenu « l’accord total » des organisations nationales et professionnelles.
Dans une interview accordée à African Manager, il a souligné que le ministère du Commerce a œuvré au cours de la période écoulée à intensifier les opérations de contrôle et à déjouer , autant que possible, les menées et pratiques visant « la nourriture des Tunisiens », notant que les faibles marges bénéficiaires et la qualité de l’emballage de certains produits ont poussé les commerçants à s’abstenir de les fournir.
Au sujet de la pénurie des denrées alimentaires subventionnées, il a indiqué que des perturbations dans les opérations d’approvisionnement ont commencé à apparaître depuis fin 2021.
Compte tenu de la conjoncture économique mondiale, la plupart des pays font face à une pénurie sans précédent et à une hausse des prix des denrées alimentaires tels que le blé, les huiles végétales et les matières premières utilisées dans l’industrie de l’alimentation animale…, outre les difficultés rencontrées pour le transport et le fret international, ce qui a entraîné quelques retards dans l’arrivée des marchandises importées.
Sachant que le coût du fret maritime a doublé par 6 fois, cette situation a coïncidé avec la forte demande en dérivés céréaliers pendant la période des fêtes de fin d’année d’une part, et la vague de froid qui s’est poursuivie, en plus de la crainte de pénurie des produits sure le marché, ce qui a conduit à des achats intensifs par rapport au schéma de consommation habituel.
Le retour en force de la contrebande
Mais, ce qui a encore aggravé la situation, c’est le phénomène de la contrebande qui est revenu en force depuis novembre dernier en raison de la grande différence des prix par rapport aux pays voisins qui souffrent quasiment des mêmes problèmes, par exemple, le prix des pâtes est presque 4 fois plus élevé que ceux pratiqués en Tunisie, ce qui était du pain béni pour les contrebandiers et les opportunistes.
Toutefois, il, le responsable a assuré que le gouvernement est bien conscient de cette crise et qu’un projet de réforme du système de compensation est actuellement en préparation dans le but d’orienter les subventions vers ceux qui en ont le plus besoin.
Entre temps, le ministère commence à intervenir avec des programmes spéciaux pour remédier à la pénurie, mais les diverses raisons évoquées n’empêchent pas l’émergence de certaines pratiques monopolistiques où certains concessionnaires et intermédiaires créent délibérément cette pénurie en n’affichant délibérément pas les produitssubventionnés dans les espaces de vente, ce qui perturbe grandement l’offre.
D’autre part, les marges bénéficiaires sont très faibles, poussant les commerçants à s’abstenir d’acquérir ces denrées, outre le type d’emballage, qui a créé de nombreux problèmes comme pour le sucre en vrac.
Concernant le la levée des subventions, Touiti a affirmé que les informations circulant à ce propos sont dénuées de tout fondement, précisant que « les subventions iront aux citoyens qui sont plus dans le besoin, et nous passerons de la subvention du produit à la subvention du revenu mensuel… »
Au demeurant, le responsable a souligné que le gouvernement veillera à ce que cela n’affecte pas le pouvoir d’achat des familles tunisiennes.
« Réformer le système des subventions permettra de stopper le gaspillage des denrées alimentaires subventionnés et leur utilisation par ceux qui ne le méritent pas… », a-t-il ajouté.
Pour ce qui est des prix, ils seront progressivement révisés sur 4 ou 5 ans.
« S’il y’a un consensus sur les mécanismes proposés dans le cadre du nouveau système de compensation, la phase de mise en œuvre commencera d’ici 2023. En fait, il est inacceptable que les prix de la plupart des denrées subventionnés soient restés quasiment gelés depuis 2008 », a-t-il affirmé.









il faut que les autorités luttent efficacement contre les grossistes les spéculateurs et la contrebande qui créent une pénurie artificielle pour augmenter les prix aussi elles doivent lutter contre la bande et le trafic avec un pays voisin des produits alimentaires subventionnés et des médicaments qui sont une cause de pénurie en ces temps difficiles