Le ministère du Tourisme prépare actuellement un plan intégré de relance du secteur touristique qui sera prochainement soumis au Conseil des ministres pour examen et approbation, selon le président de la fédération tunisienne des agences de voyages, Jabeur Ben Attouch.
Dans une interview accordée à African Manager , il a expliqué que ce dispositif portera la volonté et les préoccupations des professionnels et prévoit l’élaboration d’un plan d’action urgent pour redynamiser l’activité, soulignant que la reprise l’économie tunisienne et son retour à sa croissance antérieure demeurent liés à celui du secteur touristique à son activité d’avant.
Ila, également, indiqué que le secteur du tourisme fournit environ 20% des ressources en devises fortes et contribue à hauteur d’un pourcentage qui varie entre 0,7 et 1% d au taux de croissance total.
Ben Attouch a évoqué l’existence d’indicateurs positifs pour le secteur du tourisme, notamment avec la fin de la crise du Covid-19.
Algérie et Libye… profondeur stratégique de la Tunisie
Dans le même contexte, il a souligné que de nombreuses agences de voyages ont été touchées, appelant le gouvernement à faciliter les procédures d’obtention de prêts et de décider en leur faveur des mesures particulières, que ce soit dans leurs relations avec les fonds sociaux ou avec les recettes des finances, afin qu’elles puissent surmonter la crise qui dure depuis deux longues années et ainsi s’acquitter de leurs dettes auprès des banques.
Le président de la fédération a également souligné la nécessité d’ouvrir les frontières avec l’Algérie, déclarant que « l’Algérie et la Libye représentent la profondeur stratégique de la Tunisie ».
« Les conditions actuelles sont propices pour le retour de l’activité touristique nationale et mondiale, et l’agent de voyages se doit aujourd’hui d’être fortement présent sur la scène internationale et d’attirer la clientèle », a-t-il poursuivi.
Il est à noter que les recettes touristiques se sont élevées à 2,1 milliards de dinars jusqu’à décembre 2021.
En effet, le secteur a connu une crise sans précédent, depuis le début de l’année 2020, suite à la pandémie de Coronavirus et de ses mesures strictes qui ont conduit à la fermeture d’un certain nombre d’hôtels.
S’agissant des recettes touristiques cumulées de la Tunisie, elles ont enregistré une diminution de 60% depuis le début de l’année 2020 et jusqu’au 20 août 2020.
Le coût de la Omra s’envolera à 6 mille dinars
Selon Jabeur Ben Attouch, le touriste tunisien est un maillon important et un pilier essentiel dans l’économie du tourisme : «Le touriste tunisien est le « soldat caché qui a sauvé le secteur dans plusieurs crises, et il est aussi plus rentable que le touriste étranger ».
En ce qui concerne le coût de la Omra, la même source a indiqué que les prix ont connu une augmentation et oscilleront entre 3500 et 4000 mille dinars pendant les mois ordinaires et dépasseront 6 mille dinars pendant le mois de Ramadan, en raison des prix élevés dus au manque de la concurrence entre les professionnels puisque les contrats de distribution des voyages Omra sont monopolisés par 3 ou 4 parties, indiquant qu’ « une vive concurrence se traduit par un éventail de choix et des tarifs préférentiels ».
Réformes structurelles
Par ailleurs le gouvernement de Najla Boden affirme l’existence d’une volonté politique à faire progresser le secteur touristique en Tunisie, à la suite de la baisse des indicateurs au cours des dernières saisons touristiques.
De son côté, le ministre du Tourisme a récemment passé en revue le plan d’action stratégique élaboré par le ministère et l’Office national du tourisme tunisien pour relancer l’activité touristique post-Covid-19 à court et moyen terme, en coordination et concertation avec les professionnels du secteur et les structures concernées.
Il est impératif de conjuguer les efforts pour élaborer une vision claire à long terme à l’horizon 2035, et ce en vue du développement du tourisme tunisien, selon ses dires.
En outre, le ministère est en train de travailler sur des réformes structurelles, ainsi que sur la révision des divers textes législatifs et juridiques réglementant le secteur afin de faciliter et simplifier les procédures ainsi que de stimuler davantage les investissements dans ce domaine.








