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L’Alliance des Patronats Francophones est née. 500 millions de consommateurs à la clé

L’Alliance des Patronats Francophones est née, et c’est à Tunis qu’elle a vu le jour en ce mardi 29 mars 2022. C’était au siège de l’Organisation patronale tunisienne UTICA  qu’a été scellé son acte fondateur sous la devise « Prospérons ensemble ».

Une démarche pertinente  qui a vocation à donner corps à une francophonie économique plus agissante, dont les contours ont été esquissés lors de la dernière rencontre des entrepreneurs francophones à Paris en août 2021, a estimé la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, en quelque sorte  la marraine  de ce nouveau-né. Elle a expliqué que « face à cette conjoncture inédite, l’alliance des patronats francophones revêt une importance toute particulière puisqu’elle offre une plateforme idoine pour forger ensemble des approches innovantes et ambitieuses en vue de densifier nos échanges économiques et exploiter tout le potentiel économique, dont recèle notre espace francophone ».

« Nous disposons de nombreux atouts favorisant la consécration d’un véritable espace de développement et de croissance. Outre le socle culturel et linguistique commun, notre espace représente un marché de plus de 500 millions de personnes et participe à hauteur de 16% du PIB mondial avec une moyenne de croissance annuelle de 7%. Il nous appartient donc plus que jamais de saisir ces opportunités et de mutualiser nos moyens en vue d’insuffler une dynamique économique à la francophonie », a-t-elle dit.

Naturellement, l’importance du secteur privé a été  largement célébrée, et également celle de  « toutes les parties prenantes : les autorités publiques, les collectivités territoriales et les organisations non gouvernementales dans le développement économique ».

La cheffe de gouvernement a également recommandé de  « focaliser davantage notre l’action économique sur des secteurs innovants et à forte valeur ajoutée tels que l’économie verte, l’économie bleue, les énergies renouvelables, le numérique, les infrastructures résilientes, la recherche-développement-innovation, la santé, l’agriculture durable et l’agroalimentaire…

De son côté, le président de l’UTICA, Samir Majoul,  a souligné que cette alliance a pour objectif de porter une francophonie économique d’actions et de solutions : ACTIONS par et avec les entreprises privées représentées par les patronats francophones et PROPOSITIONS, sur des défis contemporains, comme  la transition écologique, les relocalisations stratégiques, le renforcement des infrastructures ainsi que la transformation numérique.

Bonne nouvelle pour la suite des pourparlers Tunisie-FMI

Ces assises  ont été marquées par une annonce  exceptionnellement essentielle. La ministre des Finances, Sihem Boughdiri Namsia a révélé que les pourparlers du gouvernement tunisien avec la délégation du Fonds monétaire international en Tunisie la semaine dernière étaient sérieux, notant que les impressions étaient « bonnes et positives ».

La délégation a estimé que le gouvernement a des perceptions concrétisables, compte tenu de toutes les contraintes économiques et sociales qui existent dans le pays.

Namsia a, également, souligné que la conclusion d’un accord avec le Fonds monétaire international est d’une grande importance pour la Tunisie. Elle a aussi ajouté que les négociations officielles avec lui commenceront dans la période à venir.

Dans une déclaration à Africanmanager, son collègue  de l’Économie et de la Planification Samir Saied, a annoncé, pour sa part, que  le ministère va mettre en place des réformes concernant la fonction publique, les institutions étatiques, le système des subventions, la justice fiscale, la couverture sociale et l’orientation de la politique monétaire sur le long terme.

« Aujourd’hui, nous n’avons pas droit à l’erreur et la situation économique ne le permet pas…Certes,  la conjoncture économique est difficile mais nous pouvons la surmonter… », a-t-il a ssuré.

« Plus on est ensemble, plus on est fort »

Les présidents des patronats des pays francophones  qui sont intervenus à cette occasion, ont été unanimes pour dire combien sera important l’apport de cette alliance. Ainsi, le  patron des patrons guinéens a  affirmé que cette alliance va permettre de développer ensemble le même concept en matière de développement économique, des échanges commerciaux et des compétences.

D’autres chefs de patronats des pays de l’Afrique sub-saharienne tel que le Togo, ont exprimé que cette alliance francophone est une occasion de développer aussi bien les relations commerciales. « Plus on est ensemble, plus on est fort », a-t-il dit.

Concernant les relations économiques de la Tunisie avec le Togo, le responsable a affirmé qu’elles  sont minimes, mais que cette alliance va permettre de les développer. »Aujourd’hui, la porte est grande ouverte pour tous les échanges », a-t-il déclaré.

« Nous somme entrain de signer un partenariat qui va permettre aux deux secteurs privés du Togo et de la Tunisie d’accroitre les relations commerciales dans tous les secteurs d’activités », a-t-il ajouté.

« Le Sénégal est fortement représenté au sein de cette alliance car il préside deux groupes de travail ; l’un qui concerne la banque et finance et l’autre groupe c’est le numérique », a-t-il déclaré le vice-président du conseil national du patronat sénégalais.

« De plus, cette alliance de patronat francophone a été impulsé par le président de la République du Sénégal à Paris il ya près de deux ans… », a-t-il pris soin de rappeler.

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