Après avoir souffert d’une pénurie de vaccins au pic de la pandémie de Covid-19, l’Afrique croule aujourd’hui sous des millions de doses que la plupart des pays ne sont pas en mesure d’absorber. En cause, le manque de moyens logistiques pour les distribuer, ou de volontaires parmi des populations, toujours peu convaincues de la nécessité de se protéger par la vaccination. Les dons promis par les pays riches dans le cadre d’accords bilatéraux, et les livraisons assurées à travers le mécanisme de solidarité internationale Covax affluent de manière désordonnée et avec des délais d’expiration encore trop courts.
Après le Nigeria, le Soudan du Sud ou le Malawi, le Kenya vient à son tour d’être contraint de détruire 840 000 doses d’AstraZeneca reçues de Covax. « Nous devons davantage nous coordonner, et il faut aider les pays à accroître leurs capacités de transport, de stockage, et former leur personnel soignant », a répété John Nkengasong, directeur des Centres de prévention et de contrôle des maladies de l’Union africaine (CDC Afrique)l.








