Les autorités de la région rebelle du Tigré ont accusé jeudi les armées éthiopienne et érythréenne d’avoir lancé une offensive « conjointe » depuis l’Erythrée, déclenchant « une guerre totale » une semaine après la reprise d’hostilités dans le nord de l’Ethiopie.
L’Ethiopie, « après avoir repositionné une force militaire massive en Erythrée, a désormais lancé une offensive conjointe avec les forces d’invasion de l’Erythrée », a annoncé le commandement des forces rebelles dans un communiqué.
Les deux armées « attaquent depuis l’Erythrée », qui borde la frontière nord du Tigré, a précisé à l’AFP Kindeya Gebrehiwot, un porte-parole des autorités rebelles.
L’AFP n’est pas en mesure de vérifier ces affirmations. Les journalistes n’ont accès ni au nord de l’Ethiopie ni à l’Erythrée et les réseaux de télécommunications y fonctionnent de manière aléatoire.
« L’ennemi (…) allié avec une force étrangère (…) a entamé une guerre totale », accuse le commandement tigréen.
Le gouvernement éthiopien n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP. Dans un communiqué, il a simplement indiqué que l’armée restait en « posture défensive » pour « contrer les attaques lancées dans toutes les directions » par les rebelles.
Il s’est indigné de la « rhétorique des deux camps » de la communauté internationale, qui met sur le même pied « le gouvernement et une clique belligérante ».








