AccueilLa UNETunisair plane sans assistance sous un ciel orageux

Tunisair plane sans assistance sous un ciel orageux

Tunisair, « The Lost Compagny » oubliée par tous les gouvernants de l’après-révolution, et pour laquelle chaque nouveau ministre du Transport (elle en a connu 13 en 11 ans) promet monts et merveilles, et finit par partir en la laissant pareille qu’à son entrée, et qui continue d’errer dans les cieux, sans stratégie de redressement, et sans volonté politique de la remettre en piste, à planer sans aucune assistance financière au sol. 

Aux dernières nouvelles de ce qui deviendrait presque une « Ghost Compagny », « les indicateurs du troisième trimestre 2022 font état d’une reprise de l’activité (depuis la crise sanitaire de 2020 et non depuis 2011). « Le nombre de passagers aurait enregistré une augmentation de 91% en T3-2022 par rapport à la même période de 2021 passant de 365 830 à 700 203 passagers transportés ». C’est ce qu’indique un communiqué de cette compagnie déficiente en publication de bilans financiers détaillés depuis des lustres.

  • Une PdM en baisse et une non-ponctualité en hausse

Manifestement contente, et qui nage depuis quelques années dans l’autosuffisance de sa nouvelle direction qu’on ne rencontre nulle part qu’au dernier étage cossu de la compagnie et interdit pour les médias impertinents, la compagne met en relief « le coefficient de remplissage qui s’est établi à 76,2%, soit une amélioration de 1,3 points par rapport au troisième trimestre 2022 », et se félicite que « sur les neufs premiers mois de 2022, la compagnie [ait] dépassé de 50% le niveau du trafic passager de toute l’année 2021 ».Tout aussi  heureuse de « l’augmentation du nombre de passagers (91%) et de la recette moyenne (8%)  qui ont permis d’enregistrer une amélioration des revenus de 106% sur la période », sans oser évoquer sa part de marché qui baissait à seulement 22 %, et sa ponctualité (elle ne la reconnaît comme défaillante qu’au-delà de 15 minutes) qui dégringolait à seulement 33 % après les 42 % du trimestre précédent et loin des 48 % de tout l’exercice 2021 qui est tout aussi loin d’être la référence.

Au 30 septembre 2022, la compagnie dont la maladie chronique et les difficultés de tous genres ne semblent inquiéter personne, ni le ministre du Transport, ni celle des Finances, et encore moins la cheffe du gouvernement qui n’y a consacré aucun CM ou CMR, a réalisé un chiffre d’affaires brut de 466,7 MDT

  • Une perte, arithmétique, de 895 MDT

Côté charges, Tunisair cite en guise d’alibi, l’augmentation des dépenses carburant au 3ème trimestre 2022 par rapport à la même période de 2021 de 216 % suite à l’augmentation du volume en tonnes de 52 % et à l’augmentation du prix unitaire moyen du carburant aviation de 107 %. L’augmentation aussi des dépenses relatives aux redevances aéroportuaires et assistance commerciale suite à la reprise de l’activité. Et également l’augmentation des dépenses en catering de 436 % suite à la reprise de la prestation catering durant la période post-Covid. Sur les charges financières, qui ont régressé de 56 % au cours du troisième trimestre 2022 sous l’effet de la restructuration de certaines dettes, le communiqué de Tunisair s’abstient de donner des détails.

Au total, et  pour faire court, Tunisair a dépensé en 3 mois 391,15 MDT et cumulé des dépenses de 886,128 MDT, dont 130, 651 MDT pour ses 3218 employés. Et lorsqu’on y ajoute les 863,970 MDT de dettes, les 8,925 MDT de charges financières, et les 80,099 MDT de redevances Leasing, on découvre que la compagnie est théoriquement déficitaire de plus de 895 MDT en seulement 9 mois (Pertes arithmétiques de de 823,207 MDT pour le seul 3ème trimestre 2022).

Tunisair qui se prévaut dans son communiqué (Le seul document officiel publiable, sauf cas de fuite avérée) sur ses indicateurs d’activités trimestriels pour 2022, d’une liquidité ou équivalent positive de 101,748 MDT n’évoque point la question de ses comptes bloqués sur plaintes de ses propres employés, ni sur ses impayés.

- Publicité-

1 COMMENTAIRE

  1. Dommage, cette cie, parmi d’autres sociétés publiques, a été détruite par l’UGTT, un siège sur dimensionné avec du personnel qui ne foutent rien. Cette cie a fait beaucoup de tort à la Tunisie en faussant l’image de marque du pays avec ses annulations de vol exagérées sans avertir ses passagers et ses retard grossiers sas parler des vols de bagages. Quand l’état va prendre les mesures disciplinaires contre les sociétés publiques déficitaires dont l’UGTT est la cause principale de ses difficultés, ingérence dans sa gestion avec des grèves sauvages. Le gouvernement aurait dû vendre ces sociétés mieux que s’adresser au FMI pour s’endetter.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -