La perte de plusieurs localités dont Bunagaga et récemment Rutshuru dans l’Est, passées sous contrôle de la rébellion du M 23 a poussé les autorités congolaises a opté pour le renforcement des effectifs des FARDC, les forces armées congolaise engagées sur plusieurs fronts contre des groupes armés.
Samedi, les autorités militaires congolaises ont lancé l’appel à la mobilisation des jeunes.
« La nation est en danger et la nation en danger a besoin de ses dignes fils et filles pour la servir sous le drapeau, pour défendre l’intégrité du territoire. Les forces armées de la République démocratique du Congo procèdent déjà au recrutement massif des jeunes pour servir sous le drapeau. Au moment où je vous parle, ils sont plus de 2 000, rien qu’à Goma. », a déclaré le Général de division Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée.
Mobilisation initiée alors qu’à Luanda, sous l’égide de l’Angola, le Rwanda, soutien supposé du M23, et la RDC ont convenu d’accélérer les efforts pour désamorcer leur pomme de discorde.
« Le bon voisinage n’est pas toujours le message que les autres captent, il faut donc aller sur la dissuasion qui est celle d’avoir une armée forte, pourquoi pas une armée à cinq cent mille voire un million des congolais. », explique Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement
La paix dans l’Est passerait peut-être donc aussi, par une armée forte en termes d’effectifs pour les autorités congolaises. En attendant, Kigali et Kinshasa ont décidé samedi de définir « un calendrier pour accélérer » le plan de désescalade signé en juillet.








