Le patron de l’Autorité du canal de Suez (SCA), Oussama Rabie, a assuré que le passage maritime stratégique n’était « pas à vendre » à la suite d’inquiétudes suscitées en Egypte par un projet de loi.
Le canal de Suez, qui voit passer environ 10% du commerce maritime mondial et représente l’une des premières sources de devises pour Le Caire, représente un véritable symbole national.
Mardi, le Parlement égyptien a donné son accord de principe à un projet de loi voulant créer un « Fonds du canal de Suez » qui pourra « exercer différentes activités économiques comme la création de sociétés d’investissement et l’achat, la vente, la location, l’émission d’obligations ».
De quoi alarmer l’opinion publique qui redoute que la souveraineté de l’Egypte sur le canal soit remise en question, alors que le pays est étranglé par une dette extérieure de 150 milliards de dollars et a déjà dévalué sa monnaie de 57% depuis mars.
Rabie a voulu rassurer lors d’une conférence de presse en affirmant que le canal ne peut être « vendu, loué ou placé en garantie pour un emprunt », ajoutant que l’objectif est de permettre d’investir dans « d’immenses projets ».








