Un congrès mondial sur la mise en œuvre du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel sera tenu, du 20 au 22 juin 2023, à l’Initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au siège de l’Organisation à Genève, en Suisse , selon un communiqué officiel de l’OMS , sur son site électronique..
Reconnaissant le rôle central que l’allaitement maternel joue dans la santé des mères et des bébés, et comprenant l’impact que la commercialisation agressive et inappropriée des substituts du lait maternel, des biberons et des tétines a sur les mères qui allaitent, l’Assemblée mondiale de la santé (AMS) avait, en effet, adopté en 1981 le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel.
Mais, note le communiqué, quarante ans plus tard, les entreprises continuent d’ignorer les dispositions établies du Code, plaçant les intérêts commerciaux avant la santé des nourrissons et de la population. Les résolutions ultérieures de l’AMS ont demandé à plusieurs reprises aux gouvernements nationaux d’adopter, de surveiller et d’appliquer les dispositions du Code.
Alors qu’une majorité de pays ont promulgué au moins certaines dispositions du Code dans leurs lois et réglementations nationales, des lacunes subsistent souvent dans la législation, ce qui permet aux violations du Code de persister. La plupart des pays ne disposent pas de systèmes actifs pour surveiller les pratiques de commercialisation et identifier les activités illégales. Les dispositions d’application sont généralement faibles.
L’OMS, l’UNICEF et les organisations partenaires de la société civile ont développé une variété d’outils pour plaider en faveur de la mise en oeuvre du Code, mieux comprendre le Code, documenter l’étendue du marketing des SLM (Substituts du lait maternel), évaluer les lois en vigueur, développer des systèmes de suivi et renforcer les mécanismes d’application.
Les objectifs de ce congrès sont notamment:
— /Accroître les connaissances et les compétences des acteurs nationaux sur les stratégies visant à mettre fin à la commercialisation contraire à l’éthique des substituts du lait maternel, des biberons et des tétines.
— Élaborer des feuilles de route/plans de travail nationaux pour renforcer la législation, le suivi et l’application du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel.
— Construire des réseaux régionaux pour partager des informations et soutenir l’action nationale sur le Code.
Sont invités à participer à ces assises mondiales, les représentants du ministère de la santé, départements de la nutrition, de la santé maternelle et infantile, du contrôle des aliments et des médicaments et des affaires juridiques, les représentants des Ministères du Commerce, des Communications, du Commerce, les parlementaires, outre, les Agences des Nations Unies qui soutiennent le gouvernement sur les questions relatives au Code, les Organisations non gouvernementales soutenant les questions relatives au Code.
Les Organisations de la société civile travaillant sur l’allaitement maternel, la protection des consommateurs, les droits humains, ainsi que les Universitaires effectuant des recherches sur le marketing des substituts du lait maternel.








