Un reportage sur l’activité de boucherie à l’abattoir municipal de Bizerte , diffusé dimanche 12 février par Attessia TV, dans son émission hebdomadaire « Essania » (la ferme), a mis en évidence qu’au-delà des problèmes liés à la disponibilité des bestiaux, les prix des viandes rouges qui ont flambé en Tunisie, peuvent être maitrisés en appliquant la classification et la ventilation des viandes, en fonction de l’âge et du sexe, pour la classification et selon les morceaux en ce qui concerne la ventilation.
Or, hormis la région de Bizerte, selon les responsables des structures d’encadrement et les vétérinaires, les bouchers de Tunisie appliquent le même prix, sans distinction, aussi bien à la viande du veau de lait, qu’à la viande d’une vache réformée, ou encore à la viande d’agneau et la viande de brebis réformée.
Or, comme il est d’usage à Bizerte, il existe un système de marquage en fonction de la classification de sorte que la marque de la viande de veau par exemple diffère de celle de la vache réformée, par la forme et la couleur (plus de 30 marques sont utilisées à Bizerte).
Selon les intervenants, un projet dans ce sens a été conçu pour être appliqué à l’échelle nationale, mais il n’a pas vu le jour.
Les prix devraient aussi être ventilés en fonction des morceaux : collier, côte, entrecôtes, filet, faux filet, et autres morceaux.
Les abats, par exemple (foie, tripes) comportent près de 20 articles, entre abats blancs et abats rouges.
Le veau de lait appartient à la catégorie des viandes dites « viandes blanches » et non pas à celle dite « viande rouge ».








