Les sénateurs algériens ont adopté jeudi une nouvelle loi sur l’information en Algérie renforçant l’encadrement du travail des journalistes et introduisant de nouvelles restrictions et sanctions en cas d’infractions.
Parmi les principales dispositions du texte, déjà approuvé par la chambre basse du Parlement le 28 mars, figure notamment une interdiction aux médias algériens de bénéficier de tout « financement » ou « aide matérielle directe et indirecte de toute partie étrangère » sous peine de « sanctions pénales prévues par la loi », rapporte ArabNews.
Si le texte stipule que « le secret professionnel constitue un droit pour le journaliste conformément à la législation et à la réglementation en vigueur », il précise que le journaliste est tenu de révéler ses sources à la justice si elle l’exige.
Par ailleurs, la nouvelle loi exclut de facto les binationaux du droit de détenir ou d’être actionnaires dans un média en Algérie.
Les membres de la Chambre haute du Parlement ont toutefois assorti leur approbation d' »une réserve » sur l’article 22 de ce texte concernant l’obligation, déjà existante, pour les journalistes d’obtenir une « accréditation » pour travailler en Algérie pour des médias étrangers.
Les sénateurs ont gelé cet article, en jugeant notamment « insuffisant » le délai de 30 jours prévu pour l’obtention de ladite accréditation à partir de la date du dépôt de la demande.








