AccueilAfriqueUn bilan en demi-teinte pour les Zones économiques spéciales en Afrique

Un bilan en demi-teinte pour les Zones économiques spéciales en Afrique

En vingt ans, elles ont poussé comme l’herbe en période d’hivernage. Le Kenya en dénombre 61, le Nigeria 38, l’Éthiopie 18. Les Zones économiques spéciales, le nouveau nom des zones franches, sont désormais plus vastes et plus mondialisées. L’Afrique espère grâce à elles rééditer l’exploit des pays asiatiques champions des ZES exportatrices depuis des décennies. Mais toutes n’apportent pas les bénéfices escomptés. C’est ce qu’analyse dans un rapport Moubarack Lô, le directeur général du Bureau de prospective économique du Sénégal. Il estime que les exemples de réussite sont encore rares.

« Vous allez les trouver au Maroc, avec la zone Tanger-Med qui est une référence au niveau mondial. À Maurice, même si Maurice a perdu un peu de sa vigueur. En Éthiopie, pays qui est en train d’émerger avec des investissements chinois et désormais européens. La zone de Nkok au Gabon, dans le domaine du bois qui a fait une percée ».

 Pour lui, la raison tient au fait que les ZES ne sont pas suffisamment spécialisée, construites autour d’un avantage compétitif.

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