Le coton africain n’a pas à faire sa promotion, il trouve toujours preneur. En revanche, la filière a besoin de soutien. Alors pour rebondir après deux années de pandémie et une dernière campagne très décevante, l’Association cotonnière africaine resserre les rangs et en appelle à toutes les énergies.
Avec une équipe renouvelée et des instances internes remodelées, l’ACA sonne le clairon et affiche une nouvelle volonté de s’attaquer aux défis du moment : que soit la lutte contre le jassyd, cet insecte qui a ravagé la dernière production, l’augmentation et la stabilisation du prix au planteur, l’amélioration variétale, ou encore la réduction des coûts d’acheminement du coton.
Autre sujet incontournable pour la filière, la décarbonation, ou comment transformer le coton sur le continent pour éviter qu’il fasse le tour de la terre avant d’être commercialisé sous forme de t-shirts ou de jeans.
Après la Côte d’ivoire dans les années 90, le Bénin s’est investi dans le filage et le tissage local. Sera-t-il un modèle pour les pays voisins ? Aujourd’hui la plupart des unités industrielles existantes sur le continent n’ont pas la taille nécessaire pour être compétitives. « C’est bien beau de produire du coton, mais il nous faut aussi créer plus de valeur ajoutée » ajoute Ibrahim Malloum, secrétaire général de la CotonTchad, et nouveau président de l’ACA désigné la semaine dernière.








