Le président kényan William Ruto a promulgué une loi de finances qui instaure de nombreuses nouvelles taxes, a annoncé lundi la présidence, malgré les critiques de l’opposition et de la population de ce pays touché par une forte inflation.
Le texte, voté la semaine dernière par le parlement, prévoit notamment une hausse de la TVA sur les carburants de 8 à 16%, ainsi qu’un impopulaire prélèvement sur les salaires afin de financer un programme de logement à bas prix. Initialement prévu à 3%, il a été réduit à 1,5%.
« Le président Ruto a approuvé la loi de finances », a annoncé la présidence kényane dans un message transmis aux médias, accompagné de photos du chef de l’État apposant sa signature.
Face au mécontentement suscité par le texte, certaines dispositions initiales du budget, comme une taxe sur les produits de beauté, ont été retirées.
Avec ce projet, le gouvernement de William Ruto, élu en août 2022, vise à renflouer les caisses de l’État, lourdement endetté notamment par les grands projets d’infrastructure de son prédécesseur Uhuru Kenyatta, dont il fut le vice-président.
La dette publique kényane culmine à 65 milliards d’euros, soit environ 67% du produit intérieur brut, et son remboursement devient de plus en plus coûteux avec la dépréciation continue du shilling.
Locomotive économique d’Afrique de l’Est d’environ 53 millions d’habitants, le Kenya fait face également à une forte inflation (+8% sur un an en mai) et une sécheresse historique. La croissance a plafonné à 4,8% en 2022, bien loin des 7,6% atteints en 2021.








