Le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement de base, Ikbel Azzabi, a confirmé que le prochain retour à l’école n’est pas possible, ni pratiquement, ni officiellement, ni juridiquement, suite au congédiement de 4800 directeurs d’école.
Dans une déclaration à African Manager, il a indiqué que le ministre de l’Education a renvoyé la « bataille » à la prochaine année scolaire et a attisé les tensions sociales en opérant la retenue sur les salaires des enseignants, qualifiant les déclarations du ministre de l’Education de convulsives et irresponsables.
Ila également dénoncé la politique de l’autorité de tutelle, qui a choisi de grever de menaces ses relations avec les enseignants en relevant de leurs fonctions 350 directeurs d’école et en retenant les salaires de milliers d’enseignants, ce qui constitue une punition sociale sans précédent qui révèle l’incapacité du ministère à contenir la crise.
Azzabi a affirmé que les décisions du ministère de l’Éducation de retenir les salaires de 17 mille enseignants et de licencier 350 directeurs d’écoles primaires sont illégales.
Ces décisions seront annulées par le tribunal administratif, auprès duquel la Fédération générale de l’enseignement de base a déposé une plainte à cet effet.
Une journée nationale de colère
Vendredi 14 juillet 2023, la Commission administrative sectorielle de l’éducation de base a décidé de continuer la rétention des notes et de s’abstenir de participer aux conseils de classes.
Elle a également décidé de poursuivre le ministre de l’Éducation pour avoir retenu les salaires, d’organiser des sit-in, des veillées, des marches nationales et régionales, ainsi que d’organiser une journée nationale de colère, en plus de maintenir la CA ouverte et de s’abstenir de participer au mouvement de soutien aux administrations nationales.
La Commission a également affirmé la volonté du corps enseignant de poursuivre ce qu’elle a décrit comme la « lutte épique » face à la politique d’affamement envisagée par le ministère.
Lundi 10 juillet 2023, le ministère de l’Éducation a décidé de relever de leurs fonctions 350 directeurs d’écoles primaires et de retenir les salaires de 17 mille enseignants qui s’en tenaient à la retenue des notes.
Le 26 juin, le ministère de l’Éducation avait appelé tous les enseignants, directeurs d’école primaire qui n’ont pas encore remis les notes de leurs élèves avec les fiches de résultats scolaires, à compléter les procédures de remise des notes avant le mardi 4 juillet.
Dans le même contexte, il a souligné sa volonté d’assurer la fin de l’année scolaire dans tous les établissements d’enseignement dans les meilleures conditions, de consacrer le principe de l’égalité des chances entre les élèves et de prendre toutes les mesures et procédures administratives et juridiques nécessaires et conformément à la réglementation en vigueur , contre les enseignants qui ne se seront pas conformés à leurs obligations en matière de remise des notes.
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