Au lendemain de l’ultimatum lancé par la junte nigérienne, au pouvoir depuis le coup d’État du 26 juillet dernier, au moins 20 000 manifestants se sont réunis samedi dans le stade Seyni Kountché. Une façon d’apporter leur soutien aux putschistes qui ont renversé le gouvernement du président Mohamed Bazoum il y a un mois, et de contester le refus de la France de rappeler son ambassadeur.
« Nous sommes à 100 % derrière le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) », a lancé une manifestante dans la foule, qui considère avoir « le droit de choisir les partenaires » du Niger, et que « la France doit respecter ce choix ». « Depuis soixante ans, on n’a jamais été indépendants, on l’est seulement depuis le jour du coup d’État », a assuré la même manifestante.
Le Niger dépend pourtant en grande partie des aides venues de l’étranger. Après le coup d’État, la France et d’autres pays ont décidé de suspendre leur aide au développement et leur appui budgétaire au Niger.
Face aux manifestants, le colonel Ibro Amadou, membre du CNSP, a déclaré que « le combat ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus aucun militaire français au Niger », appelant ses soutiens à « les chasser » du pays d’Afrique de l’Ouest.
Ce nouveau rassemblement intervient au lendemain de l’appel de la junte à expulser l’ambassadeur français au Niger sous 48 heures. Un ultimatum rejeté par le Quai d’Orsay qui a rappelé que « les putschistes n’ont pas autorité pour faire cette demande ». La France a une nouvelle fois réclamé la libération de Mohamed Bazoum, emprisonné par les militaires putschistes depuis un mois.








