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Tunis respire…

Débarrassée des étalages anarchiques sous lesquels elle croulait depuis des années, la ville de Tunis a commencé, ces derniers temps, à respirer. Autant que la ville de Sfax et les autres grandes villes du pays gangrénées par ces miasmes.

Les citoyens, notamment les commerçants ont échangé les congratulations à  cette occasion, a constaté African Manager. Certains ont comparé cette opération de nettoyage à la récupération de domaines publics spoliés.

Un citoyen de Sfax a menacé de se plaindre à la justice en cas de retour de ces étalages, ne serait-ce qu’un seul, avait-il averti.

Faisant, la semaine dernière,  le tour des artères et places de la Capitale qui étaient particulièrement touchées, African Manager a noté un respect total des dispositions d’interdiction, s’agissant notamment de l’avenue de France, la rue Charles de Gaulle, la place  Barcelone,  la rue d’Espagne, la rue El Jazira, la place au confluent de ces deux rues dite « Medag el halfa » qui était le point noir par excellence, au point que les passants trouvaient une grande difficulté à circuler, se faufilant entre les étalages. Des familles y avaient perdu leurs petits enfants.

Comme l’a noté un commerçant, il s’agit d’un trait anachronique de sous-développement caractérisé qui a lésé tout le monde sans exception : les citoyens, les commerçants réguliers, mais aussi et surtout l’espace urbain et l’esthétique générale de la ville. Il a rejeté le prétexte fallacieux de la dimension sociale, longtemps invoqué, autrefois, pour justifier et tolérer le phénomène, au prix des tensions permanentes qu’il nourrissait chez le corps des commerçants réguliers et des habitants.

Des mouvements de protestation allant jusqu’à la fermeture des établissements commerciaux avaient été en effet organisés par les commerçants. Mais, en vain.

Outre le centre-ville, les étalages anarchiques avaient infecté, également, les rues sises aux alentours de Bab el Khadhra, principalement la rue Belhassen Jrad, et le prolongement de la rue des Salines, notamment  du côté du parc Habib Thameur.

Tout a été assaini, tandis que la police veille en permanence au grain, en patrouillant tout le temps.

Le nettoiement a permis de dégager de grands espaces libres dans lesquels les voitures particulières avaient trouvé des voies de garage.

Le fléau avait atteint les abords de la station de la République du métro léger et menaçait de s’étendre jusqu’au quartier de Lafayette. Fort heureusement, il a été arrêté à temps.

Menace générale

La campagne d’enlèvement des étalages anarchiques a été entreprise depuis le 9 septembre dernier. Les artères ciblées étaient principalement celles du centre-ville.

Pour les pouvoirs publics, cette opération  de salubrité publique avait pour but de rétablir l’ordre, la quiétude sociale et l’équité commerciale. En prenant possession des  trottoirs des rues de  cette manière anarchique, les vendeurs ambulants ont causé un grand tort aux magasins et établissements commerciaux réguliers donnant sur ces rues.

Tunis était devenue un grand marché chaotique de bric et de broc, a noté un commentateur d’un média local, ajoutant que « cet illégalisme rampant menaçait également le consommateur et le citoyen en général, se situant en marge des contrôles, avec ses produits périmés et introduits on ne sait comment, sans la moindre traçabilité ».

Aussi, des analystes ont eu raison de lier l’aggravation de ce phénomène à la montée des cartels de contrebandiers et des profiteurs corrompus à divers échelons.

D’ailleurs, l’aspect social a été pris en considération. Des cartes professionnelles officielles ont été délivrées aux vendeurs pour s’installer dans des sites agréés.

Les étalages anarchiques ont en effet explosé après la révolution de 2011

Face au relâchement et à l’inertie ambiante, les caïds ont pris possession de la rue, en attendant de déloger les commerçants réguliers et de prendre leur place.

Il  y a longtemps qu’on cherchait à juguler le phénomène, mais ses acteurs   ont su toujours échapper.

Cette fois, tout atteste du sérieux et de la fermeté des pouvoirs publics. L’éradication, entamée le 9 septembre, serait définitive.

S.B.H

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3 Commentaires

  1. Ouf, on respire enfin.
    Un semblant de développement ne fait pas de mal en attendant le vrai développement et la relance de l’économie et l’amélioration de la parité du dinar par rapport aux devises. Merci Mr le président.

  2. Du sérieux commence à redonner la bonne image à la capitale Tunis espérant que cette action de nettoyage touchera aussi les cafés qui ont installé leurs tables et chaises sur les trottoirs prévus pour marcher en évitant la chaussée. Le Plan d’aménagement du grand Tunis doit être respecté si non on applique sévèrement la loi. Grand merci pour les pouvoirs publics et surtout le Ministre de l’intérieur. Il ne faut pas oublier le autres grandes villes : Sfax, Sousse, Gabes, Bizerte,…Le doute dans l’incapacité des pouvoirs publics commencent à disparaitre, à suivre,…

  3. Notre beau pays serait encore plus beau si l’on pouvait ramasser les sacs plastiques qui polluent toutes la tunisie et ne serait-ce que repeindre les murs en blanc et bleu pour rendre les lieux plus agréables aux résidents mais aussi et surtout pour les touristes.

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