L’économiste Abdelkader Boudrika, a estimé que la question de l’indépendance de la Banque centrale est l’un des sujets les plus controversés au niveau académique, en raison des différentes dimensions de cette indépendance.
Ila déclaré, mardi, sur Express Fm, que les dimensions de cette indépendance se déclinent au niveau de la nomination du gouverneur et des membres du conseil d’administration, à celui de l’établissement de la politique monétaire, au niveau de la détermination des objectifs de la Banque centrale, au niveau des prêts directs à l’État, cinquièmement, en termes de a disposition financière, et enfin la dimension liée à l’information financière.
Il a souligné que la garantie de l’indépendance au niveau de la nomination et de la révocation du gouverneur et des membres du conseil d’administration affecte directement toutes les autres dimensions de l’indépendance de la banque centrale, soulignant que le problème soulevé en Tunisie est lié aux prêts directs à l’État, affirmant que « l’indépendance de la banque centrale ne signifie pas l’existence d’un État dans l’État, car la banque centrale appartient au système étatique ».
Il a affirmé qu’il était partisan du maintien de la loi régissant la Banque centrale en ce qui concerne l’interdiction des prêts directs à l’État, avec la possibilité de prévoir des cas exceptionnels au cours desquels le gouvernement est autorisé à emprunter directement auprès de la Banque centrale et de mettre en place des contrôles pour l’intervention directe de la Banque centrale.








