L’Afrique est témoin d’un mouvement en faveur du gaz naturel en Angola qui devrait révolutionner l’industrie du gaz naturel sur le continent. De l’exploration à la production et à l’exportation, l’industrie angolaise du pétrole et du gaz naturel est en pleine effervescence. Rien que l’année dernière, les compagnies pétrolières internationales et le gouvernement angolais se sont associés pour attribuer à de nombreux opérateurs régionaux des contrats de service d’une valeur cumulée de plusieurs milliards de dollars.
La Chambre africaine de l’énergie a été particulièrement satisfaite de voir l’Angola faire progresser son industrie du gaz naturel.
En août 2022, des plans solides pour développer les champs de gaz de Quiluma et Maboqueiro dans le bassin inférieur du Congo au large de l’Angola ont vu la multinationale italienne de services pétroliers Saipem obtenir 900 millions de dollars entre trois contrats d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction pour des travaux à terre et en mer associés au projet sur trois sites distincts.
L’évolution de ces projets est due en partie à la création du New Gas Consortium (NGC) et à ses relations avec l’Agence nationale angolaise pour le pétrole, le gaz et les biocarburants. L’investissement dans le NGC est multinational, avec le géant italien des hydrocarbures ENI à la barre et les sociétés françaises TotalEnergies et British Petroleum, ainsi que les sociétés angolaises Cabinda Gulf Oil Company et Sonangol en tant qu’actionnaires. La NGC prévoit que la production des champs de Quiluma et de Maboqueiro commencera en 2026 et qu’elle atteindra un taux estimé à 4 milliards de mètres cubes (bcm) de gaz naturel liquéfié (GNL) par an.
Bien que l’Angola soit le deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, avec une production approximative de 1,1 million de barils par jour (bpj) de pétrole brut, un niveau similaire à celui qu’il avait avant de quitter l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), il prévoit d’augmenter sa production dans un avenir proche, en particulier grâce à la découverte en eau profonde du bloc 15 d’ExxonMobil dans la zone de Kizomba B. Les partenaires détenant une participation dans le bloc, Azule Energy, Equinor et Sonangol, n’ont pas hésité à investir dans ce projet.
Angola : Les investissements propulsent une révolution du gaz naturel africain
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