L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché mercredi son plus haut niveau d’alerte sanitaire à l’échelle internationale face à la résurgence des cas de variole du singe (ou Mpox pour Monkeypox) en Afrique.
Suite à cette annonce, la professeure en médecine, Jalila Ben Khelil, est intervenue aujourd’hui, 16 août 2024, sur les ondes de la radio Jawhara fm pour parler de cette épidémie.
Elle a souligné que le monde a commencé à entendre parler de cette maladie en 2022, lorsque l’Organisation mondiale de la santé l’a déclarée en tant qu’urgence sanitaire mondiale.
Elle est apparue dans plus de 75 pays et existe en deux variantes, celle de l’Afrique centrale et celle de l’Afrique de l’Ouest.
L’infection se propage par l’intermédiaire de rongeurs tels que les écureuils ainsi que par les singes, soit en touchant directement un animal infecté, soit en étant en contact avec ses excréments et peut également se transmettre d’un humain à un autre, mais elle nécessite un contact très étroit et peut être, dans de rares cas, mortelle.
Aucun traitement n’est disponible à ce jour
La professeure a également indiqué que les symptômes de la variole du singe ressemblent à ceux de la variole traditionnelle et peuvent inclure de la fièvre, des maux de tête, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées, etc. Aucun traitement n’est disponible jusqu’à présent, mais un vaccin est en cours de développement.
Interrogée sur la probabilité que le virus soit entré en Tunisie, Jalila Ben Khelil a assuré qu’il n’y avait aucun cas de cette maladie en Tunisie, qu’il soit local ou importé.
Quelles mesures prises par la Tunisie ?
Après la récente annonce de l’Organisation mondiale de la santé déclarant que la variole du singe constitue une urgence de santé publique de portée internationale, le ministère de la Santé a émis, jeudi 15 août, un communiqué.
Après enquête et suivi de la situation, le ministère de la Santé annonce qu’aucun cas de variole du singe, qu’il soit importé ou local, n’a été enregistré dans le pays.
Il est à noter que le ministère de la Santé a pris toutes les mesures nécessaires pour renforcer la surveillance sanitaire, la vigilance et le suivi dans le pays, notamment au niveau des points d’entrée grâce au contrôle sanitaire aux frontières.
Le ministère souligne également la pleine préparation de toutes les structures sous sa responsabilité pour faire face à l’éventuelle arrivée de cette maladie dans le pays, et pour prendre toutes les mesures préventives nécessaires tant au niveau national que régional, afin de se préparer à toute évolution de la situation.
La variole du singe, également connue sous le nom de monkeypox, est une maladie virale rare qui est causée par le virus de la variole du singe, un orthopoxvirus. Ce virus est similaire à celui de la variole humaine, mais la variole du singe est généralement moins grave ; toutefois, la nouvelle souche s’avère plus dangereuse.
La variole du singe peut se transmettre de l’animal à l’homme ou d’une personne à une autre par contact direct avec des lésions cutanées, des fluides corporels, ou par des gouttelettes respiratoires. Les animaux, notamment les rongeurs et les primates, peuvent être des réservoirs du virus.








