Les pourparlers de Genève initiés par les États-Unis pour un cessez-le-feu au Soudan ont démarré ce mercredi 14 août et se poursuivent pour le deuxième jour sans la présence d’une délégation représentant le gouvernement et l’armée soudanaise. Ces derniers protestent contre le format de ces pourparlers ainsi que sur la non-application des résolutions de Djeddah. Par contre, les forces de soutien rapide qui s’opposent depuis le 15 avril 2022 à l’armée sont présentes à ces pourparlers. L’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite, la Suisse ainsi que l’Union africaine, y participent également.
Selon un communiqué du secrétariat d’État américain, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a appelé le chef du conseil souverain et de l’armée soudanaise pour lui indiquer la nécessité d’être présent à Genève, soulignant les répercussions négatives de cette absence sur la situation au Soudan.
Le général al-Burhan a expliqué à son interlocuteur que son pays tient à dialoguer avec Washington, mais qu’il y a « des lignes rouges à ne pas franchir ». Il s’agit de l’application de l’accord de Djeddah, et le statut d’observateur accordé par Washington à Abu Dhabi, alors qu’elle est directement impliquée dans la guerre aux côtés des Forces de soutien rapide (ennemi de l’arme soudanaise), comme l’ont démontré des experts des Nations-Unies.
Reste que les pays participant à ces discussions, dans un communiqué commun, ont déclaré avoir mené des discussions pour soutenir le Soudan, faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et appliquer les résolutions de Djeddah, réaffirmant toutefois la nécessité de la participation de l’armée à ces pourparlers.
Pressions US sur l’armée soudanaise pour participer aux pourparlers de Genève
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