L’élection de Kamala Harris à la tête des États-Unis, c’est le scénario cauchemar pour Benyamin Netanyahu. Le plus Américain des Premiers ministres israéliens ne s’en cache pas. Et c’est étonnant, car il connaît bien la vie politique des États-Unis, un pays où il a grandi. Mais il semble prendre fait et cause pour l’adversaire de Harris, l’ex-président Donald Trump. Mais là encore, il se heurte à un récif. Le républicain multiplie les déclarations à l’emporte-pièce sur la situation au Proche-Orient.
Le couronnement de Kamala Harris en quelque sorte et la suite de sa campagne électorale sont étroitement liés au conflit du Proche-Orient. Et aux votes juif et arabe aux États-Unis. C’est en tout cas la lecture qui est faite en Israël. Dans l’entourage du Premier ministre israélien, on suit de près les déclarations de la vice-présidente américaine. Qu’elle le veuille ou non, sa course à l’investiture est marquée par des rassemblements et des manifestations autour de la question palestinienne.
Ce qui pousse Netanyahu dans son choix, estime RFI, c’est bien sûr la pression de l’extrême droite israélienne. Des ministres tels que Ben Gvir et Bezalel Smotrich – et avec eux des députés de leurs partis – s’en prennent constamment à l’administration Biden qui, pourtant, depuis le 7 octobre dernier et ces derniers jours encore plus peut-être, prouve son soutien pratiquement indéfectible pour Israël.
Ce qui est certain, c’est que si Kamala Harris est sur la corde raide pour tout ce qui touche à la guerre de Gaza, de son côté Benyamin Netanyahu va devoir continuer à jongler pour maintenir sa coalition en cas de succès aux élections de celle qui va être intronisée aujourd’hui candidate démocrate. D’ailleurs, plusieurs commentateurs en Israël sont persuadés que si elle est élue en fin de compte à la présidence, Benyamin Netanyahu n’aura d’autre choix que de quitter la vie politique.
Kamala Harris, présidente des USA: le scénario cauchemar pour Netanyahou
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