L’inflation au Maroc devrait ralentir à 0,8% au dernier trimestre de 2024, en baisse par rapport à 1,3% au trimestre précédent, selon la Banque Al-Maghrib (BAM).
Bien que cela soit un signe d’allègement des pressions, de nombreux Marocains sont toujours aux prises avec les prix élevés des biens essentiels.
Les prix des carburants et des lubrifiants devraient chuter de 12,4 % en raison de la baisse des cours mondiaux du pétrole, qui a été un facteur déterminant de l’inflation. Cependant, pour la plupart des ménages, le coût élevé des produits de première nécessité comme les aliments, la viande et le carburant devrait continuer à peser sur leur budget.
Les prix alimentaires volatils, comme ceux des fruits et légumes, devraient légèrement baisser, soit 0,6 % en glissement annuel. Pourtant, le coût des produits de base comme la viande et les produits laitiers demeure considérablement élevé, ce qui oblige de nombreuses familles à réduire leurs dépenses ou à chercher d’autres options.
Parallèlement, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, devrait s’élever à 2,3 %, ce qui reflète la hausse persistante des prix dans d’autres secteurs.
Les prix homologués, y compris ceux des services publics et des services, devraient demeurer stables à moins que le gouvernement n’intervienne avec de nouvelles mesures.
Alors que la banque centrale du Maroc prévoit des progrès dans le contrôle de l’inflation, de nombreux Marocains continuent à ressentir le fardeau de la hausse du coût de la vie, en particulier les ménages à faible revenu dont les salaires peinent à suivre.
En octobre, l’indice des prix à la consommation (IPC) a chuté de 0,3 %, selon le Haut commissariat à la planification (HCP). Cette baisse est principalement attribuable à une baisse de 0,5 % des prix des produits alimentaires et à une légère diminution de 0,1 % des prix des biens non alimentaires.
Les prix des fruits et de la viande ont connu les baisses les plus marquées, soit 3,4 % et 2,7 %, respectivement. Toutefois, tous les produits alimentaires n’ont pas suivi cette tendance. Les légumes sont devenus 1,7 % plus chers, les huiles et graisses ont augmenté de 1,4 %, et les boissons comme le café, le thé et le cacao ont augmenté de 0,5 %.
Malgré ces réductions, les ménages n’ont bénéficié que d’un allégement minime. Les prix de nombreux biens restent prohibitifs, rendant le coût des produits de première nécessité, de la nourriture aux factures d’énergie, inabordable pour une grande partie de la population. Même si l’inflation s’atténue sur le papier, la réalité pour de nombreuses familles est que la lutte pour couvrir les dépenses de base persiste.
Maroc : L’inflation baisse mais pas pour tous les produits et tout le monde
- Publicité-








