Donald Trump a exprimé, mercredi 18 décembre, son opposition à un accord budgétaire négocié au Congrès américain entre des élus républicains et démocrates, laissant ainsi planer encore davantage le spectre d’une paralysie de l’État fédéral à la date limite de vendredi 20 décembre au soir.
Dans un communiqué, le président-élu taxe les démocrates de « traîtres ». Aux républicains, il conseille de ne pas se laisser intimider par la menace de la paralysie de l’État. Sur sa plateforme Truth Social, il se réjouit de voir ce projet de loi « ridicule et extraordinairement onéreux » « mourir rapidement ».
Pour éviter la fermeture temporaire de l’administration fédérale, les élus américains ont négocié un accord garantissant un financement du gouvernement jusqu’au 14 mars 2025. Ce texte comprend notamment plus de 100 milliards de dollars d’aide aux victimes de catastrophes naturelles, financement demandé par le président sortant, Joe Biden. Il est aussi question de 10 milliards de dollars d’aide aux agriculteurs américains. Des mesures plus controversées y figurent également, comme une augmentation des salaires des élus de près de 4 %.
Sans cet accord, les États-Unis connaîtraient une paralysie des services publics fédéraux, avec à la clé le chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires, le gel de plusieurs aides sociales ou encore la fermeture de certaines crèches.
Le dernier « shutdown » des instances fédérales est intervenu sous la présidence de Donald Trump, entre le 22 décembre 2018 et le 25 janvier 2019.
Etats-Unis : Donald Trump et la menace d’un «shutdown» fédéral
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