Des pays du Golfe, l’Egypte et la Jordanie ont tenu vendredi un sommet « informel » à Ryad, pour discuter d’un plan alternatif au projet de Donald Trump de placer Gaza sous contrôle américain et de déplacer la population du territoire palestinien dévasté par la guerre.
Une source proche du gouvernement saoudien a confirmé à l’AFP que le sommet « s’est tenu et s’est achevé dans l’après-midi » vendredi.
« Les discussions étaient confidentielles », a-t-elle ajouté alors qu’aucun communiqué officiel n’a été publié à l’issue de la rencontre. La source a fait état de l' »absence » d’Oman, les cinq autres pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ayant participé au sommet.
Les médias officiels saoudiens ont évoqué une « rencontre fraternelle, informelle », sans préciser sa teneur, la chaîne Al Ekhbariya publiant une photo de groupe des participants, souriant, avec le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, sans cravate.
La présidence égyptienne a annoncé, dans un communiqué, que le président Sissi a quitté Ryad après avoir participé à une « rencontre informelle autour de la question palestinienne ».
Dès avant la rencontre, l’Arabie saoudite a tenté de modérer les attentes en qualifiant la rencontre d' »informelle », précisant que ses décisions figureraient à l’ordre du jour du sommet arabe prévu en Egypte le 4 mars.
La vision du président américain pour Gaza a fait l’objet d’un large consensus arabe mais des divergences pourraient apparaître quant à la question de la gouvernance future du territoire palestinien et du financement de sa reconstruction, soulignent diplomates et experts.
« Nous sommes à un tournant historique majeur du conflit israélo-arabe ou israélo-palestinien (…) où les Etats-Unis, sous la présidence de Trump, pourraient instaurer de nouvelles réalités irréversibles sur le terrain », estime Andreas Krieg, du King’s College de Londres. Il s’agit selon lui de la rencontre « la plus importante depuis très longtemps » dans la région.
Un sommet arabe à Ryad pour répondre au projet de Trump pour Gaza
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