Les Forces de soutien rapide du Soudan et leurs alliés se sont mis d’accord pour former un gouvernement parallèle, ont-ils déclaré dimanche, malgré les avertissements selon lesquels une telle initiative pourrait fragmenter davantage le pays ravagé par la guerre.
« La charte a été signée », a déclaré à l’AFP Najm al-Din Drisa, porte-parole des Forces civiles unies, l’un des signataires.
Les parties à l’accord, signé à huis clos à Nairobi, ont déclaré que la charte établissait un « gouvernement de paix et d’unité » dans les zones contrôlées par les rebelles dans le nord-est de l’Afrique.
Cet accord intervient près de deux ans après le début d’une guerre dévastatrice avec l’armée régulière, qui a déraciné plus de 12 millions de personnes et provoqué ce que les Nations unies appellent la plus grande crise de la faim et du déplacement dans le monde.
Une faction du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N), dirigée par Abdelaziz al-Hilu, qui contrôle certaines parties des États du Kordofan-Sud et du Nil Bleu, dans le sud du pays, figure parmi ceux qui ont donné leur accord.
Abdel Rahim Daglo, adjoint et frère du commandant de la RSF Mohamed Hamdan Daglo – qui était notablement absent – a également signé.
La charte, consultée par l’AFP, appelle à « un Etat laïc, démocratique et décentralisé fondé sur la liberté, l’égalité et la justice, sans parti pris pour une quelconque identité culturelle, ethnique, religieuse ou régionale ».
Elle prévoit également la création d’une « nouvelle armée nationale, unifiée et professionnelle », avec une nouvelle doctrine militaire qui « reflète la diversité et la pluralité qui caractérisent l’État soudanais ».
Le gouvernement proposé vise à « mettre fin à la guerre, à garantir une aide humanitaire sans entrave et à intégrer les groupes armés dans une force nationale unique ».








