Le secrétaire général de l’union générale tunisienne de travail (UGTT) a souligné que la centrale syndicale a exprimé son rejet des amendements proposés par le gouvernement de manière unilatérale et sélective, dans le cadre du projet de réforme de certaines dispositions du code de travail.
Dans une allocution prononcée jeudi, au siège de la centrale syndicale, à l’occasion de la fête du travail, Taboubi a appelé le gouvernement à retirer provisoirement ce projet de réforme et à ouvrir un dialogue autour des réformes envisagées en faveur des droits des travailleurs et des relations entre employeurs et employés.
Taboubi a relevé que la loi numéro 54 de l’année 2017 portant création du conseil national du dialogue social, impose la consultation sur toutes les questions relatives au secteur du travail.
Il a rappelé que le gouvernement avait présenté un projet d’amendement de certaines dispositions du code de travail qui porte sur les volets de la sous-traitance et des contrats de travail et sollicité le patronat alors que l’UGTT a été exclu des consultations. « Il s’agit d’une violation de la loi et des traditions établies » a-t-il affirmé.
Taboubi a indiqué que ce projet de réforme, dans sa version actuelle, comprend des lacunes et ouvre la voie aux interprétations et aux dépassements, ajoutant que le gouvernement n’a pas exprimé sa volonté de réviser complétement le code de travail y compris les lois organiques, les conventions collectives et sectorielles.
Il a relevé que la réforme unilatérale du code de travail sans concertation tripartite constitue « une démarche visant à porter atteinte au droit syndical, à bloquer le dialogue social et à poursuivre en justice un nombre de syndicalistes ».








