AccueilMondeMarine Le Pen éligible à la Présidentielle sous bracelet électronique

Marine Le Pen éligible à la Présidentielle sous bracelet électronique

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d’inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d’extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

« Maintenant, nous réfléchissons à l’ensemble de la décision », a commenté son avocat, qui s’est dit « partiellement » satisfait.

Quelques minutes plus tôt, la présidente de la cour d’appel avait annoncé l’intégralité de la sentence à la cheffe de file du RN, debout à la barre : 100.000 euros d’amende, quarante-cinq mois d’inéligibilité dont trente avec sursis (contre cinq ans en première instance) et trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme à purger à domicile sous bracelet électronique.

La cour s’est voulue sévère, pointant la réalité de ces détournements de fonds du Parlement européen au profit du parti à la flamme, avec « un mode de fonctionnement s’apparentant à une organisation dont la finalité consistait à s’accaparer des fonds du Parlement européen à des fins autres que ce à quoi ils étaient destinés ».

La magistrate a encore souligné des faits « graves » en ce qu’ils se sont déroulés « sur 11 années », ainsi qu' »en regard du montant des sommes détournées, plus de 2,8 millions d’euros ».

« Graves », encore, eu égard à « la probité que les services du Parlement européen prêtaient aux élus » et à la « rupture d’égalité avec les autres partis politiques », « commis par des élus en chargé de l’intérêt général dont il est attendu une exemplarité totale ».

Certes, mais les trois magistrates de la cour ont pris soin de souligner dans leur arrêt l’importance de la « liberté des candidatures », en l’espèce à l’élection présidentielle, tout autant que la « liberté du choix des électeurs ».

Sur le papier, la justice a donc renoncé à empêcher Marine Le Pen de se présenter. Sauf que la finaliste des deux dernières courses à l’Elysée avait conditionné une quatrième candidature à une liberté de mouvement totale, incompatible selon elle avec le port d’un bracelet.

« S’il s’agit de m’autoriser à être candidate, mais de m’empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible », avait-elle insisté mercredi sur LCI.

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