Le président chilien Gabriel Boric a annoncé dimanche la suspension des relations diplomatiques avec Israël et une série de mesures économiques drastiques en réponse aux « violations systématiques du droit international ».
Cette décision fait suite au rappel des attachés militaires, de défense et aériens de l’ambassade chilienne à Tel Aviv, une mesure coordonnée avec le ministère de la Défense face à « la situation humanitaire gravissime que vit aujourd’hui la population palestinienne dans la bande de Gaza, produit de l’opération militaire disproportionnée et indiscriminée de l’armée israélienne ».
Au rang des mesures, l’exécutif a parrainé et accéléré un projet de loi interdisant l' »importation de produits fabriqués dans les colonies illégales », au motif que leur commercialisation finance l' »occupation ». « Nous n’acceptons pas d’égalité entre les barbaries », a déclaré Boric, qui a également condamné les attaques de Hamas et exigé la libération des otages.
Le président a cependant souligné que la responsabilité incombe à « un gouvernement génocidaire, pas au peuple israélien ». Le Chili a également soutenu la décision de l’Espagne d’imposer un embargo sur les armes à Israël, rejoignant la pression internationale. « Nous ne pouvons pas continuer à financer la mort d’enfants », a-t-il affirmé, cité par I24News.
Boric a par ailleurs ordonné au ministère de la Défense de réduire la dépendance du pays à l’industrie militaire israélienne en cherchant des alternatives sur d’autres marchés.
Le Chili rompt ses relations diplomatiques avec Israël
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