L’édition 2025 de l’Indice de la Transition Energétique vient de sortir, et je suis heureux de vous annoncer que la Tunisie a fait une progression remarquable, grimpant de 27 places pour se classer 62ème sur 118 pays dans le monde, 2ème en Afrique et 2ème dans la région MENA
Ces progrès reflètent l’engagement clair de la Tunisie à construire un avenir énergétique plus sûr, équitable et durable. C’est ce qu’affirme le Secrétaire d’Etat tunisien à la transition énergétique, Ouael Chouchane sur sa page du réseau social professionnel.
Selon Chouchane, qui s’étale sur la stratégie de son département, derrière ces progrès se cache une vision nationale forte : la Stratégie énergétique 2035 de la Tunisie, qui vise à transformer notre système énergétique en réponse aux défis économiques, sociaux, climatiques et sécuritaires d’aujourd’hui.
Cette stratégie, selon l’auteur, s’articule autour de trois piliers principaux :
1. L’efficacité énergétique, avec un objectif de réduction de l’intensité énergétique primaire de 3,6 % par an ;
2. Un déploiement massif des énergies renouvelables, avec pour objectif 35 % de production d’électricité d’ici 2030 et 50 % d’ici 2035 ;
3. L’électrification progressive de l’utilisation de l’énergie, pour porter la part de l’électricité à 30 % de la consommation finale d’énergie d’ici 2035.
Cette vision se traduit déjà par des résultats concrets :
Déploiement des énergies renouvelables
• 500 MW de projets solaires photovoltaïques remportés dans le cadre du premier appel d’offres international, dont la mise en service est prévue entre 2025 et 2026 ;
• Un nouveau programme de 1 700 MW lancé en 2023 (dont 1 100 MW d’énergie solaire et 600 MW d’éolien), avec de nombreuses offres déjà reçues et de nouveaux tours de table en cours.
Les réformes réglementaires structurelles, selon le SE tunisien de la transition énergétique, seront :
• Rationalisation des procédures pour les projets d’autoproduction ;
• Opérationnalisation du nouveau régime C&I avec la publication de nouveaux contrats et tarifs de transport ;
• Élimination des contraintes liées à l’utilisation des terres ;
• Réforme des mécanismes d’octroi de permis et de tarification pour les petits et moyens projets d’investissement indépendants de plus de 200 MW ;
• Une nouvelle feuille de route pour l’infrastructure des véhicules électriques et des normes adoptées.
Et Chouchane de finir que « ces mesures ne sont qu’un début, mais elles envoient déjà un message clair : la Tunisie accélère sa transition énergétique avec détermination et détermination ».








