AccueilLa UNEMaîtriser et rationaliser les dépenses, leitmotiv du gouvernement

Maîtriser et rationaliser les dépenses, leitmotiv du gouvernement

Les résultats provisoires de l’exécution du Budget de l’Etat à fin mars 2025″ montre un progrès satisfaisant et reflètent des efforts pour maîtriser et rationaliser les dépenses, a indiqué mardi à Séville, Espagne la ministre de Finances, Michket Slama Khaldi à l’Agence TAP
« Notre action a été focalisée sur le remboursement des dépenses les plus importantes, celles relatives aux échéances des projets publics (à échéance fin mars 2025), a précisé la ministre qui fait partie de la délégation tunisienne participant aux travaux de la 4ème Conférence internationale onusienne sur le financement de développement FfD4 (du 30 juin au 1er juillet 2025); laquelle est dirigée par la Cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri.

A fin mars 2025, le budget de l’Etat a enregistré un excédent de l’ordre de 2 milliards de dinars, ce qui représente une hausse de 74%, en comparaison avec la même période de l’année 2024 (1,2 milliard de dinars), selon les résultats provisoires de l’exécution du Budget de l’Etat publiés au mois de juin par le ministère de Finances.

Interrogée sur ses prévisions concernant la clôture du budget de 2025, la ministre a fait savoir que les estimations ne sont pas encore claires, mais ils seront prévisibles d’ici la fin de la saison estivale. Concernant le budget de l’année 2026, la ministre a indiqué que des esquisses seront réalisées conformément au plan de développement (2026-2030).
« Nous veillons, sous l’égide de la présidence du gouvernement et en collaboration avec tous les ministères notamment celui de l’Economie et de la planification, à élaborer le plan de développement et à assurer l’exécution dans les délais », a-t-elle conclu.

Elargir les sources de financement

Lors des mêmes assises, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a appelé à « la révision des conditions de financement mondial qui garantisse l’alignement sur les priorités nationales et permette l’accès à un financement stable et à long terme pour soutenir des secteurs clés tels que l’agriculture durable et résiliente, la sécurité de l’eau, les soins de santé et les transitions numérique et énergétique .Elle nécessité de redéfinir le rôle des institutions financières internationales. « Nous devons passer d’un système où certaines politiques sont imposées aux pays à un système ancré dans de véritables partenariats qui soutiennent les programmes de développement nationaux », a-t-elle déclaré.

La Cheffe du gouvernement a réitéré la ferme conviction de la Tunisie que l’accès équitable au financement est un droit légitime pour les pays du Sud, soulignant l’adoption par la Tunisie d’une stratégie nationale ambitieuse visant à élargir les sources de financement. Dans ce contexte, elle a proposé une nouvelle approche du financement mondial, qui comprend une plus grande flexibilité dans l’allocation des fonds internationaux, des critères d’éligibilité clairs et objectifs adaptés aux réalités des pays en développement, des conditions de prêt assouplies et la création d’une plateforme unifiée sous la supervision des Nations unies pour coordonner l’assistance financière et technique dans tous les secteurs.

Elle a également appelé à la mise en place d’un nouveau pacte financier pour l’Afrique, qui permettrait aux pays du continent d’obtenir un financement direct et adéquat pour leurs programmes de développement. Elle a souligné que les nations africaines sont touchées de manière disproportionnée par les problèmes liés au climat – en grande partie imputables aux pays industrialisés – qui menacent à leur tour la stabilité économique, financière et sociale du continent.

Mme Zenzri a également abordé les défis auxquels sont confrontés les pays en développement pour mobiliser les fonds nécessaires aux réformes. « L’accès au financement reste limité en raison de l’augmentation du coût du capital », a-t-elle déclaré. « Pour la Tunisie, comme pour beaucoup d’autres pays, le poids du service de la dette pèse lourdement sur le budget national, limitant notre capacité à investir dans des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé, la protection de l’environnement et l’infrastructure.

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