Alors que les négociations entre Israël et Hamas sur un cessez-le-feu et la libération des otages se poursuivent à Doha, un point de discorde majeur continue de bloquer les discussions : le corridor Morag. Cette zone stratégique pourrait bien être le dernier obstacle avant la signature d’un accord, a rapporté N12 mercredi.
Il s’agit d’un couloir militaire de 12 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, s’étendant d’ouest en est dans le sud de la bande de Gaza, entre Khan Younès et Rafah. Construit en avril 2025, il est devenu une frontière opérationnelle interne qui maintient un siège permanent sur Rafah.
Cette infrastructure militaire isole effectivement les brigades du Hamas de Rafah et Khan Younès, créant une séparation territoriale cruciale. Surnommé le « deuxième Philadelphie » en référence au corridor frontalier entre Gaza et l’Égypte, il vise à couper les liens territoriaux entre les différentes zones de la bande de Gaza.
L’establishment militaire israélien considère cette position comme un « tampon opérationnel » essentiel, permettant une réaction rapide, la détection d’infrastructures de Hamas et le maintien d’une menace permanente sur le mouvement palestinien dans le sud, même en cas de cessez-le-feu.
Cette stratégie vise à préserver une liberté d’action dans la bande de Gaza et à éviter d’abandonner le contrôle des axes stratégiques.
Gaza : Le corridor Morag, point de discorde majeur des négociations
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