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Aucun progrès n’a été enregistré dans la plainte déposée, depuis décembre 2024, concernant les prêts sans garanties accordés par la STB

La Député Fatma Mseddi a fait savoir mercredi, à l’Agence TAP, qu’aucun progrès n’a été enregistré dans la plainte qu’elle a déposée, depuis décembre 2024, concernant les prêts sans garanties accordés par la Société Tunisienne de Banque (STB), exprimant son etonnement du non examen de ces plaintes alors que l’Etat œuvre à récupérer les fonds spoliés et à maîtriser les finances publiques.
La députée a rappelé dans sa déclaration à l’Agence, que le montant des prêts en question dépasse 1,3 milliard de dinars selon la Cour des comptes, ajoutant que l’examen et la résolution de ces dossiers permettront de redynamiser la trésorerie de l’Etat.
Selon elle, la hausse record des recettes fiscales à 41,7 milliards de dinars, soit plus de la moitié du budget de l’Etat, s’inscrit à contre courant des efforts déployés pour développer le rôle social de l’Etat.
Et d’ajouter que la Tunisie fait face à un blocage au niveau de la réconciliation pénale, tandis que les fonds spoliés auprès des banques notamment publiques sous forme de créances douteuses ou de prêts sans garanties sont estimés à la moitié des revenus que le gouvernement cherche à recouvrir dans le cadre de ce processus, soit environ 6,9 milliards de dinars, selon les données du CMF.
La moitié de ces montants reviennent à la STB dont les créances irrécouvrables sont estimés à 3,1 millions de dinars, a-t-elle noté.
Elle en outre, fait remarquer que la communication sur la réalisation d’un excédent budgétaire (2 milliards de dinars) à fin mars 2025, a coïncidé avec le non paiement des montants dus à certains promoteurs, la dégradation continue des services publics et du pouvoir d’achat du citoyen et l’absence d’approvisonnement de certains produits de base.
Pour Mseddi, la mauvaise gestion des fonds publics, l’augmentation de la fiscalité et le refus du système financier public de financer le service public constituent des défis majeurs pour le pays.

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