Partout dans le monde les dirigeants de l’industrie technologique sont soumis à des pressions internes et externes croissantes pour boycotter Israël.
Cette tendance concerne les grandes entreprises, notamment Google, mais aussi Microsoft, Amazon, Meta, Intel et Nvidia, qui entretiennent tous des centres de recherche stratégiques en Israël et y vendent des logiciels et du matériel pour des milliards de dollars. Bloomberg a rapporté cette semaine qu’un groupe de 60 investisseurs de Microsoft, détenant 80 millions de dollars d’actions, fait pression sur la société pour qu’elle enquête sur l’utilisation abusive de ses outils d’intelligence artificielle par ses clients.
Le groupe prévoit de proposer à l’assemblée des actionnaires de décembre que le conseil d’administration commande un rapport public détaillant les efforts déployés pour prévenir les violations des droits de l’homme ou du droit international. Ils affirment que les processus de sélection de Microsoft semblent inefficaces face aux graves allégations d’implication dans des génocides et d’autres crimes internationaux.
Cette pression découle d’une campagne systématique sur les médias sociaux, répercutée dans les communications internes de Microsoft et dans les cercles d’investisseurs, affirmant qu’Israël utilise les services de cloud Azure et les capacités d’IA de l’entreprise pour nuire aux civils à Gaza et dans les territoires. Il y a deux mois, deux ingénieurs en informatique ont été licenciés pour avoir perturbé un événement organisé à Seattle à l’occasion du 50e anniversaire de Microsoft afin de protester contre les ventes à Israël.
Un ingénieur logiciel qui a perturbé le discours de Barak Regev, PDG de Google Israël, lors d’une conférence à New York, parrainée par Google, a été licencié sur-le-champ. Les organisateurs de la campagne ont obtenu l’engagement de plus de 1 100 étudiants d’éviter tout emploi chez Google ou Amazon jusqu’à la fin du projet Nimbus en Israël.
Les employés d’Amazon ont manifesté l’année dernière lors de la conférence AWS à New York, exigeant la fin du « commerce avec l’apartheid israélien » et l’annulation du contrat Nimbus. Chez Meta, une ancienne employée, Saima Akhter, a affirmé que les messages internes pro-palestiniens étaient fortement censurés. D’anciens employés ont intenté des procès pour licenciement abusif, affirmant que leurs actions relevaient d’un « comportement protégé », certains invoquant la discrimination.
Les géants de la technologie tentent de faire respecter la neutralité en limitant le discours politique interne, affirmant que leur technologie est destinée à un usage commercial général. Toutefois, cette position est perçue comme politique, favorisant un camp ou réduisant au silence les dissidents, ce qui donne lieu à des accusations de partialité et de censure.
Pressions croissantes sur Google, Microsoft and Amazon pour boycotter Israël
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