L’Union européenne a renforcé vendredi 18 juillet ses sanctions contre Moscou, en ciblant la manne pétrolière russe, avec l’espoir d’être bientôt rejointe par les États-Unis, si Vladimir Poutine devait persister dans sa guerre contre l’Ukraine. Discuté depuis deux mois, ce paquet de sanctions, le 18e depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, est « l’un des plus sévères contre la Russie à ce jour », a assuré la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
La Slovaquie et son premier ministre Robert Fico, qui bloquait jusqu’à présent l’adoption de ce nouveau paquet de sanctions, a finalement accepté de lever son veto après avoir reçu des garanties. Bratislava utilisait ce veto pour faire pression sur la Commission européenne afin qu’elle lui garantisse son approvisionnement en gaz, au moment où l’UE cherche à interrompre totalement ses importations de gaz russe d’ici à 2027.
De son côté, le Kremlin a affirmé qu’il ferait en sorte de « minimiser » les conséquences des sanctions européennes tout juste annoncées, promettant que celles-ci auraient des « effets négatifs » pour les pays qui les ont imposées.
Au cœur du dispositif, un abaissement du plafond du prix du pétrole brut russe exporté, désormais fixé à un peu plus de 45 dollars le baril, soit 15% de moins que le prix moyen du baril russe sur le marché. Ce mécanisme interdit à toute compagnie pétrolière ou flotte marchande de vendre du pétrole russe au-dessus de ce seuil, sous peine de sanctions. Un système jugé plus souple et efficace, fixé en 2022 par le G7, à un prix de vente maximum de 60 dollars.
Ukraine: L’UE adopte un 18e paquet de sanctions contre la Russie
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