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Environnement-pollution plastique: Les États membres du Sud et les ONGs exigent un traité solide sur les plastiques

)- Les États membres du Sud et la société civile ont appelé à l’adoption de mesures mondiales ambitieuses et juridiquement contraignantes pour réduire la production de plastique, lors d’une conférence de presse organisée le dernier jour de la deuxième partie de la cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation (INC-5.2) par l’Alliance mondiale pour les alternatives à l’incinération (GAIA).

  La cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation (INC-5.2) qui s’est tenue, du 5 au 14 août à Genève en Suisse, devrait aboutir à un premier traité international contraignant de lutte contre la pollution plastique.

  La conférence de presse a réuni des organisations de la société civile (OSC) de l’ensemble du Sud, notamment l’Association de l’éducation environnementale pour les futures générations (Tunisie), le C4 Center (Malaisie) et Acción Ecológica (Mexique). Elle a également accueilli d’éminents délégués d’Éthiopie et des Fidji, notamment Hiwot Hailu, chef de cabinet de l’Autorité de protection de l’environnement de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, et le Dr Sivendra Michael, secrétaire permanent du ministère de l’Environnement et du Changement climatique des Fidji, d’après un communiqué de GAIA.

 Mardi, un dernier texte du président, a été publié, mais il a été unanimement rejeté par les pays et les groupes de la société civile.

 Ce texte omet un article clé sur la réduction de la production de plastique, allant à l’encontre du mandat du traité qui consiste à traiter les plastiques tout au long de leur cycle de vie, entre autres questions urgentes. Cette position a influencé les demandes exprimées par les intervenants lors de la conférence de presse.

  Merrisa Naidoo, responsable du programme Plastiques de GAIA Afrique, a souligné qu’un processus défaillant ne peut aboutir à de bons résultats. « Le consensus n’est pas la démocratie. Il ignore la volonté de la grande majorité des États membres et, malheureusement, doit répondre aux souhaits des États pétroliers et de l’industrie des combustibles fossiles ».

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