La Tunisie a été signalée par le Fonds monétaire international (FMI) parmi quatre autres pays africains pour ses retards prolongés dans la réalisation des consultations obligatoires au titre de l’article IV.
Les autres pays africains concernés sont le Soudan, l’Érythrée, le Libéria et le Sénégal, parmi les 13 États membres à l’échelle mondiale.
Les consultations au titre de l’article IV sont des évaluations économiques annuelles menées par le personnel du FMI afin d’évaluer les politiques macroéconomiques, la stabilité financière et la gouvernance d’un pays. Ces examens sont essentiels pour maintenir l’accès à des financements concessionnels, guider la confiance des investisseurs et soutenir les efforts de viabilité de la dette.
Le retard de la Tunisie est de 39 mois. Les autorités ont officiellement demandé un report en raison de difficultés politiques et économiques internes.
Le FMI souligne que de tels retards peuvent entraver l’accès à ses instruments financiers et à ceux d’autres institutions telles que la Banque mondiale. Ils peuvent également compliquer les efforts de restructuration de la dette et signaler des problèmes plus larges en matière de gouvernance économique. Cependant, cette liste n’a pas de caractère punitif : elle sert de mesure de transparence et d’incitation à un réengagement.
Trois pays, l’Égypte, l’Éthiopie et le Malawi, ont été retirés de la liste des consultations retardées en 2025 après avoir repris avec succès leurs engagements au titre de l’article IV.








