Le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti mardi que l’aide qu’Israël autorise à entrer à Gaza restait une « goutte d’eau dans l’océan », quelques jours après la déclaration officielle de famine dans ce territoire palestinien déchiré par la guerre.
Les Nations Unies ont déclaré vendredi une famine à Gaza, dénonçant l’« obstruction systématique » de l’aide par Israël pendant sa guerre de près de deux ans avec le Hamas.
Carl Skau, directeur des opérations du PAM, a déclaré qu’au cours des deux dernières semaines, l’aide humanitaire avait légèrement augmenté, avec une moyenne d’environ 100 camions par jour.
« Cela reste une goutte d’eau dans l’océan, alors que l’on parle d’aider quelque 2,1 millions de personnes », a déclaré Skau à l’AFP lors d’une visite à New Delhi.
« Nous avons besoin d’un niveau d’aide totalement différent pour inverser la tendance de la famine.»
L’Initiative intégrée de classification de la sécurité alimentaire (IPC), basée à Rome, a indiqué que la famine touchait 500 000 personnes à Gaza.
Elle définit la famine comme une situation dans laquelle 20 % des ménages sont confrontés à des pénuries alimentaires extrêmes, plus de 30 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et le seuil de surmortalité est d’au moins deux personnes sur 10 000 par jour.








