« Les prix de plusieurs variétés de légumes et de poissons ont enregistré une hausse durant le mois d’août 2025, au marché de gros de Bir El Kassaa », d’après la note sur l’« évolution de l’approvisionnement et des prix », que vient de publier l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).
Une hausse des prix de légumes !
S’agissant des légumes, la hausse des prix a touché, surtout, les courges, marquant une augmentation de 39% à 3351 millimes/kg, les pommes de terre (+38%, à 2000 millimes/kg), et les piments doux (+34%, à 1644 millimes/kg).
De même, les prix des tomates et des concombres ont enregistré une hausse respectivement de 19% (à 780 millimes/kg) et de 15% (à 2292 millimes/kg).
En revanche, les prix des oignons ont régressé de 33% (à 787 millimes/kg), et ceux du persil ont diminué de 9% (à 1009 millimes/kg).
Par ailleurs, les prix de certaines variétés de poissons ont enregistré une tendance haussière. Il s’agit, notamment, des seiches (+39% à 27109 millimes/kg), des chinchards (+37% à 4987 millimes/kg), du mulet (+25% à 11504 millimes/kg), et des rougets (+24% à 23227 millimes/kg).
Le renchérissement des prix a concerné, également, le marbré (+5% à 9639 millimes/kg), les sardines (+5% à 3647 millimes/kg), et le pageot (+5% à 5639 millimes/kg).
D’autres variétés ont vu leurs prix baisser, dont le merlan (-17% à 15169 millimes/kg) et les sparcillons (-6% à 3124 millimes/kg).
Les prix de fruits connaissent également une hausse !
S’agissant des fruits, les prix des pastèques, des raisins et des melons ont marqué une hausse durant le mois d’août 2025, à Bir El Kassaa, en comparaison avec la même période de l’année écoulée.
Ainsi, le prix d’un kilogramme de pastèque a évolué de 63%, à 800 millimes/kg alors que ceux des raisins et des melons ont augmenté respectivement de 20% (à 4029 millimes/kg) et de 3% (à 1056 millimes/kg).
En revanche, les prix des autres variétés ont diminué, dont les prunes (-39% à 3034 millimes/kg), les pêches, (-28% à 2650 millimes /kg), et les pommes (-17% à 2321 millimes/kg).
Ces derniers temps, ils étaient nombreux les Tunisiens qui ont constaté l’augmentation des prix des produits de base.
Pis encore, les prix ont connu une envolée sans précédent en dépit des efforts des ministères du Commerce et de l’Intérieur pour lutter contre les phénomènes de monopole et de spéculation. Visiblement, le problème serait plus profond que cela et les défis sont nombreux.
C’est toute la chaîne de production, tous les circuits de distribution et c’est le système de subvention et de compensation qu’il faut revoir pour préserver le pouvoir d’achat des Tunisiens.
Quelles solutions pour préserver le pouvoir d’achat des Tunisiens qui ne cesse de se dégrader ? Que reste-t-il à un père de famille qui lutte quotidiennement pour subvenir aux besoins de ses enfants ? Quelles décisions urgentes prendre pour sortir de cette situation et comment stopper cette hémorragie ?
Autant de questions qui se posent avec acuité, alors que les conditions de vie sont devenues de plus en plus inconfortables même pour les fonctionnaires, que dire pour les travailleurs journaliers ?








