Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois pays sahéliens gouvernés par des militaires, ont annoncé lundi 22 septembre au soir leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant un « instrument de répression néocolonial aux mains de l’impérialisme ». Ces pays, qui ont à leur tête des gouvernements autoritaires arrivés au pouvoir par des putschs entre 2020 et 2023, revendiquent une politique souverainiste et ont tourné le dos à l’Occident.
Dans un communiqué commun, les trois pays alliés dans une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont précisé que cette décision prise « avec effet immédiat » s’inscrit dans leur volonté d’« affirmer pleinement leur souveraineté ». « La CPI s’est montrée incapable de prendre en charge et de juger des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de génocide et des crimes d’agression avérés », ont affirmé les Etats de l’AES.
Ils ont ajouté vouloir se doter de « mécanismes endogènes pour la consolidation de la paix et de la justice » : ils devraient prochainement créer une Cour pénale sahélienne. Le retrait d’un Etat ne prend effet qu’un an après le dépôt officiel du dossier auprès du secrétariat général de l’Organisation des Nations unies (ONU).








