Le philosophe Alain Finkielkraut, lui-même juif, a livré une analyse sévère de la situation en Cisjordanie, qu’il n’a pas hésité à comparer aux heures sombres de l’Europe de l’Est avant-guerre. « L’accusation de génocide est monstrueuse et antisémite », a-t-il souligné, tout en dénonçant avec force les dérives de certains habitants qu’il qualifie de « pogromistes juifs ».
S’appuyant sur des reportages télévisés et des témoignages venus d’Israël, Finkielkraut a décrit des scènes où des habitants armés prient chaque vendredi face à des villages palestiniens, affirmant leur intention d’en prendre possession. Il a exprimé son horreur en les voyant « briser des clôtures », une attitude qui, selon lui, rappelle les violences perpétrées contre les communautés juives en Pologne.
« Israël est en danger. Le judaïsme est en danger. Nous ne devons pas le tolérer », a-t-il martelé. Pour lui, la promiscuité entre Israéliens et Palestiniens est devenue « meurtrière » et rend indispensable une séparation politique et territoriale. S’il n’écarte pas l’idée d’un futur État palestinien, Finkielkraut évoque aussi l’hypothèse d’une confédération jordano-palestinienne comme alternative. Une certitude demeure à ses yeux : « seule une séparation claire entre les deux peuples peut empêcher l’escalade de la violence et préserver l’avenir d’Israël et du judaïsme », a-t-il dit cité par I24News.








