Des comités locaux ont désigné dimanche en Syrie une partie des membres du premier Parlement de l’ère post-Assad, dans un processus critiqué pour son manque de démocratie, le tiers des membres étant nommés par le président intérimaire Ahmad al-Chareh.
La formation de ce Parlement devrait consolider le pouvoir d’Ahmad al-Chareh, arrivé à la tête d’une coalition islamiste ayant renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, après plus de treize ans de guerre civile.
Les résultats préliminaires devraient être annoncés dans la soirée, la commission électorale ayant indiqué que « le scrutin était terminé et que le dépouillement était en cours ». La liste définitive des noms sera annoncée lundi.
Deux provinces du nord-est de la Syrie, sous contrôle des Kurdes, ainsi que celle à majorité druze de Soueida, théâtre de récentes violences, sont exclues du processus. Trente-deux sièges, sur 210, resteront ainsi vacants à l’issue de cette consultation dans laquelle les femmes sont sous-représentées.
Le futur Parlement dont le mandat, renouvelable, est de deux ans et demi, comptera 140 membres désignés par des comités locaux formés par la commission électorale nommée par Chareh, et 70 nommés par le président intérimaire.
Selon la commission électorale, 1.578 candidats, dont seulement 14% de femmes, devront être désignés par près de 6.000 personnes.








