Le prix Nobel de médecine 2025 a été décerné lundi à un trio américano-japonais pour leurs travaux sur la façon dont le corps contrôle le système immunitaire, en particulier l’identification des « gardiens du système immunitaire ».
La chercheuse américaine Mary E. Brunkow, 14e femme lauréate du Nobel de médecine, et les chercheurs américain Fred Ramsdell et japonais Shimon Sakaguchi sont récompensés pour leurs « découvertes concernant la tolérance immunitaire périphérique », a annoncé le comité Nobel.
Les travaux distingués « portent sur la manière dont nous contrôlons notre système immunitaire afin de pouvoir lutter contre tous les microbes imaginables tout en évitant les maladies auto-immunes », a expliqué Marie Wahren-Herlenius, professeure à l’institut Karolina.
« Le puissant système immunitaire de l’organisme doit être régulé, sinon il risque d’attaquer nos propres organes », souligne le comité Nobel.
Les lauréats ont ainsi « identifié les gardiens du système immunitaire, les cellules T régulatrices, qui empêchent les cellules immunitaires d’attaquer notre propre corps », ajoute-t-il.
En pratique, les lauréats ont ouvert « un nouveau domaine de recherche et mené au développement de nouveaux traitements, par exemple pour le cancer et les maladies auto-immunes ».
Leurs découvertes pourraient également prévenir les complications graves après les greffes de cellules souches, selon le jury.








