Le président malgache Andry Rajoelina, contesté dans la rue mais accroché au pouvoir, a dissous mardi l’Assemblée nationale avant un vote le visant pour abandon de poste.
Fragilisé par le ralliement ce weekend des militaires à la contestation ayant embrasé le pays et désormais réfugié dans un lieu inconnu, le chef de l’État a écarté la veille toute démission en appelant à « respecter la Constitution » lors de sa première apparition à l’écran depuis ce revirement.
Élu en 2018, puis réélu en 2023 pour un mandat de cinq ans lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, Andry Rajoelina était sous la menace d’un vote le visant pour « empêchement temporaire » qui nécessitait la majorité des deux tiers de l’Assemblée nationale.
« Conformément aux dispositions de l’article 60 de la Constitution, l’Assemblée nationale est dissoute », indique donc un décret diffusé sur la page Facebook de la présidence dont l’authenticité a été confirmée à l’AFP par l’entourage du président.
« Ce choix s’impose pour rétablir l’ordre au sein de notre nation et renforcer la démocratie », a-t-il justifié dans un message sur les réseaux sociaux dans la foulée.
Des députés de l’opposition assuraient avoir collecté suffisamment de signatures pour procéder à un vote lors d’une session extraordinaire mardi qu’ils justifient par une vacance du pouvoir, le chef de l’État ayant, selon la radio française RFI, quitté le pays dimanche à bord d’un avion militaire français.








