Madagascar se prépare à l’investiture à la tête du pays d’un militaire qui a assuré jeudi qu’il ne s’agissait « pas d’un coup d’État », après trois semaines de manifestations qui ont chassé du pouvoir le président Andry Rajoelina, en fuite à l’étranger.
« Un coup d’État, c’est quand les soldats entrent dans le palais présidentiel avec des armes, qu’ils tirent, qu’il y a du sang… Ce n’est pas un coup d’État », a déclaré à la presse le colonel Michaël Randrianirina, 51 ans, qui doit prêter serment vendredi en tant que « président de la refondation de la République de Madagascar », selon un décret.
Sa désignation à la présidence a été approuvée par la plus haute juridiction du pays, démontrant que la prise de fonction « suit la procédure légale », a-t-il souligné. « Madagascar n’a pas choisi un régime miliaire. Le gouvernement appartient aux civils et le conseil présidentiel est aussi composé de militaires et de civils ».
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’entourage de l’ex-président Andry Rajoelina, destitué mardi par un vote de l’Assemblée nationale malgache, a confirmé pour la première fois que le président déchu avait « quitté le pays » entre le 11 et le 12 octobre.
Ce départ est intervenu après que « des menaces explicites et extrêmement graves ont été proférées contre la vie du chef de l’État », précise un communiqué de son entourage transmis à l’AFP dans la nuit.








