La production nationale d’électricité a enregistré, à fin août 2025, une hausse de 3% pour se situer à 14000 GWh (y compris autoproduction renouvelable) contre 13529 GWh à fin août 2024, selon le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
La production destinée au marché local a affiché une augmentation de 4%. Ainsi les achats d’électricité principalement de l’Algérie ont couvert 11% des besoins du marché local à fin août 2025.
Le rapport précise que la STEG conserve toujours la part du lion dans la production électrique avec 95% de la production nationale à fin août 2025. L’électricité produite à partir de gaz naturel a enregistré une hausse de 3%. La production d’électricité à partir des énergies renouvelables s’est située à 6%.
Par ailleurs, environ 350 MW de toitures photovoltaïques ont été installées à fin 2024 dans le secteur résidentiel et 323 autorisations ont été octroyées pour une puissance totale de 50 MW sur la oyenne et la haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agriculture.
La pointe a enregistré une baisse de 1% pour se situer à 4837 MW à fin août 2025 contre 4888 MW à fin août 2024.
Ventes d’électricité
Les ventes d’électricité ont enregistré une légère hausse de 1%, stabilité entre fin juillet 2024 et fin août 2025, ajoute le rapport sur la conjoncture énergétique. Les ventes aux clients de la haute tension ont enregistré une augmentation de 21%, celles des clients de la moyenne tension une légère baisse de 1%.
A noter que pour les ventes basse tension destinées majoritairement au secteur résidentiel (près de 75% en moyenne), les statistiques basées sur la facturation bimestrielle, dont près de la moitié est estimée, ne permettent pas d’avoir une idée exacte sur la consommation réelle. Les industriels restent les plus grands consommateurs d’électricité avec 57% de la totalité de la demande des clients HT&MT à fin août 2025.
La majorité des secteurs ont enregistré une hausse des ventes principalement les ventes de l’industrie du papier et de l’édition (+9%) , industrie des matériaux de construction (+4%) et les industries extractives (+8%) contre une baisse du pompage agricole (-8%), les industries du textile et de l’habillement (-3%) et les industries métallurgiques de base (-1%).
La production d’électricité reste insuffisante !
Rappelons que Mohamed Ali Fenira, membre de la commission de l’industrie à l’Assemblée des représentants du peuple, a indiqué que la production tunisienne d’électricité reste insuffisante par rapport à la consommation, soulignant les coupures enregistrées dans plusieurs régions du pays . Il a précisé que la consommation avoisine les 5000 mégawatts, alors que la production ne dépasse pas 4200 mégawatts.
Et de préciser, au micro d’Express fm, qu’il y a un important déficit en électricité. Aucune importation depuis l’Algérie n’a été possible car ce pays fait face à la même problématique. « Toute notre électricité provient du gaz algérien, à hauteur d’environ 100 %. L’électricité doit être disponible en continu, sans interruption. Il est impératif de généraliser le recours à l’énergie photovoltaïque ».
Il a également indiqué que les travaux du projet de connexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, Elmed, démarreront le mois prochain. Ce projet permettra un échange d’électricité. La Tunisie disposera d’un excédent énergétique pendant 8 mois, d’octobre à juin, qu’elle pourra exporter vers l’Italie, et importer en retour en cas de besoin accru.
Concernant l’énergie solaire, il a noté que le développement de l’énergie photovoltaïque ne progresse pas comme il se doit. De nombreuses usines souhaitent s’équiper, mais les procédures prennent plus d’un an, ce qui décourage les investisseurs.
Il a aussi noté que l’État tunisien n’achète que 30 % de l’excédent d’électricité produit par les usines, à un prix de 80 millimes/kWh, alors que dans les concessions attribuées à des investisseurs étrangers, le prix est de 95 à 100 millimes/kWh. Il a souligné l’absence d’incitations, notamment pour les ménages.








