L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) a dénoncé, lundi, la flambée excessive des prix des viandes rouges, en dépit de l’existence de tarifs plafonds fixés par les autorités. Elle a appelé à l’instauration de prix réglementés, accompagnés de contrôles renforcés.
Dans un communiqué, elle a constaté que le kilo de viande ovine locale est vendu bien au-delà du plafond légal de 40 dinars, une situation similaire à celle de la viande bovine locale, dont le prix dépasse fréquemment les 32 dinars fixés.
Selon l’organisation, cette hausse nuit gravement au pouvoir d’achat des ménages, dicte une intervention immédiate des pouvoirs publics, et surtout réclame la mise en place d’un système de prix réglementés pour les viandes rouges, ainsi qu’un renforcement des contrôles sur le terrain afin d’en garantir un impact direct et positif sur le pouvoir d’achat des consommateurs.
Par ailleurs, l’organisation a alerté sur la hausse des prix des services internet, couplée à une dégradation de la qualité des prestations. Elle insiste sur la nécessité d’une régulation urgente du secteur pour assurer un service équitable et transparent, conforme aux attentes des consommateurs.
Taux d’inflation de 5% en septembre 2025
La flambée des prix des viandes rouges, à ne pas en douter, concourt au taux d’inflation en Tunisie qui s’est établit à 5% en septembre 2025 contre 5,2% en août dernier, selon la dernière note de l’Institut national de la statistique.
Ce léger recul s’explique par le ralentissement de la hausse des prix dans plusieurs secteurs, dont l’alimentation, les loisirs, les services de restauration, d’hôtellerie ainsi que le transport.
Quant à l’inflation sous-jacente, excluant les produits alimentaires et énergétiques, elle a également fléchi à 5,2%, alors que les produits libres ont connu une hausse annuelle de 6%, contre 1,6% pour les produits encadrés.
Les produits alimentaires ont enregistré une hausse annuelle de 5,7%, en raison de l’augmentation des prix des légumes frais (21,1%), de la viande d’agneau (20,2%) et des poissons frais (10,3%), alors que les huiles alimentaires ont chuté de 24,3%.
Par ailleurs, pour les produits manufacturés, la hausse a atteint 4,9%, notamment en raison de l’augmentation des prix de l’habillement et des produits d’entretien du foyer. Les services, quant à eux, ont progressé de 4,5%, dominés par la hausse des prix dans la restauration et l’hôtellerie (+10,1%).
Ci-après le communiqué faisant le point sur le taux d’inflation au titre du mois de septembre 2025: « Le taux d’inflation a atteint 5% au mois de septembre 2025, contre 5,2% le mois précédent.
Ce recul s’explique essentiellement par le ralentissement du rythme d’évolution des prix du groupe des produits alimentaires (5,7% en septembre 2025 contre 5,9% en août 2025), des prix du groupe des loisirs et de la culture (4,6% en septembre 2025 contre 5,4% en août 2025), des prix du groupe des services des restaurants, cafés et hôtels (10,1% en septembre 2025 contre 10,6% en août 2025) et des prix du groupe des services de transport (3,1% en septembre 2025 contre 3,6% en août 2025).
« En glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 5,7%. Ceci s’explique principalement par la hausse des prix des légumes frais de 21,1%, des prix de la viande d’agneau de 20,2%, des prix des poissons frais de 10,3% et des prix des fruits frais de 9,9%. En revanche, les prix des huiles alimentaires ont baissé de 24,3% (…) »








