L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an en Algérie et au cœur d’une grave crise diplomatique entre Alger et Paris, a été gracié et a été transféré en Allemagne où il est arrivé mercredi soir pour des soins médicaux.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune « a répondu favorablement » à une demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, « concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal », a indiqué mercredi un communiqué officiel.
« Cette demande a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », a ajouté la présidence algérienne, en précisant que « l’Etat allemand prendra en charge le transfert et le traitement » de Sansal.
Le 1er juillet, la Cour d’appel d’Alger avait confirmé une peine de cinq ans de prison pour l’écrivain, prononcée en première instance le 27 mars.
Sansal était accusé d' »atteinte à l’unité nationale » après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions de l’ouest du pays comme Oran et Mascara, appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.








