AccueilLa UNEL'aménagement foncier des terres agricoles pour améliorer les performances 

L’aménagement foncier des terres agricoles pour améliorer les performances 

Un Projet d’aménagement foncier des terres agricoles et d’accès au financement a été lancé, mardi, à Tunis,  à l’initiative de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP).

Ce projet vise à soutenir les agriculteurs et renforcer leurs capacités à accéder aux ressources foncières et financières nécessaires pour développer leur activité et améliorer leurs performances.

Le projet revêt également un « enjeu stratégique pour améliorer la productivité du secteur agricole », en mettant en place des mécanismes pratiques et durables, permettant aux acteurs du secteur d’accéder légalement et de manière transparente, aux terres agricoles, tout en développant le système de financement et en facilitant son accès.

Soutenu par l’Organisation internationale du droit du développement (OIDD), l’Agence foncière agricole, la Direction générale du financement et les structures professionnelles, ce projet prévoit un diagnostic de la situation actuelle à travers l’étude des problématiques et des besoins des agriculteurs en matière d’aménagement foncier et d’accès au financement.

Dans le cadre du projet, qui ciblera cinq gouvernorats dont Siliana, Nabeul, Tataouine, Mahdia et Bizerte, une campagne de sensibilisation et d’information sera organisée à l’intention des agriculteurs, notamment des femmes et des jeunes, sur l’aménagement foncier des terres agricoles et l’accès au financement. L’objectif étant de les sensibiliser à l’importance de l’accès à la terre et au financement.

Lors de la conférence de lancement, le président de l’UTAP, Moez Ben Zaghden a souligné l’importance de ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’accompagnement des agriculteurs, de l’amélioration de leur encadrement et du développement de leurs activités. « Il favorisera une meilleure productivité et l’atteinte de la souveraineté alimentaire ».

Et de rappeler que l’agriculture familiale constitue la pierre angulaire du secteur en Tunisie, représentant plus de 80 % des exploitations agricoles et contribuant directement à la main-d’œuvre. Néanmoins, « elle fait aujourd’hui face à d’importants défis entravant son développement, notamment les problèmes fonciers et la difficulté d’accès au financement ».

Un « investissement pour l’avenir »

Il a insisté sur le fait que le Projet d’aménagement foncier des terres agricoles et d’accès au financement n’est pas seulement un projet technique, mais il s’agit d’un investissement pour l’avenir, permettant d’organiser la propriété foncière agricole, de faciliter l’exploitation et d’assurer la stabilité des familles agricoles.

D’après lui, ce projet incite à l’investissement et à la productivité, d’autant que l’aménagement foncier organisé ouvre la voie à des politiques claires en matière d’exploitation des terres et de préservation des ressources naturelles.

Ben Zaghden a enfin appelé tous les acteurs concernés à simplifier les procédures et à développer des outils de formation innovants et adaptés aux spécificités de l’activité agricole, afin d’en faire bénéficier notamment les petits agriculteurs dans toutes les régions.

Un mode de régulation de faible efficacité

L’aménagement foncier des terres agricoles s’analyse aussi et très souvent sous l’angle de la problématique des rapports de la ville avec son espace foncier immédiat qui est t souvent abordée en termes de croissance urbaine et de disparition des terres agricoles sur lesquelles la communauté nationale a consenti de grands efforts d’investissement et d’équipement. En effet, la perte de ces terres priverait à jamais la collectivité de ressources de première importance pour la production agricole, d’autant plus que l’extension des terres agricoles devient de plus en plus difficile en Tunisie.

Dans cette perspective, la gestion de cette dualité entre croissance urbaine et préservation des terres agricoles s’est basée essentiellement sur la protection des terres agricoles. Toutefois, et de l’avis des experts, les modes de régulation mis en place sont de faible efficacité devant l’accroissement de la pression du marché foncier et face aux besoins croissant de la demande urbaine.

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